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Itinéraire : les foires off de la FIAC ne sont pas out

exponaute 24 octobre 2013

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La semaine de l’art contemporain à Paris est lancée. Outre la célébrissime FIAC et son parcours hors-les-murs, des événements off permettent de dresser un panorama extra-large de la production artistique actuelle. Détour par quatre d’entre elles : YIA, Outsider Art Fair, Show Off, Slick et Cutlog.

YIA Art Fair (4 lieux dans le Marais)

Sarah Tritz et Dominique Figarella sur le stand de la galerie Anne Barrault, YIA Art Fair, 2013.

La plus récente des foires off, YIA (comme Young International Artists) fête ses trois ans en présentant une multitude de galeries disséminées dans quatre lieux élégants du Marais (plan ici). On y retrouve des galeristes injustement rejetés par le comité de sélection de la FIAC, comme Anne Barrault, Patricia Dorfmann ou Suzanne Tarasieve, mais aussi d’autres présents également dans le in, comme Yvon Lambert ou Hervé Loevenbruck. Une mixité qui permet de faire cohabiter de jeunes galeries qui ont le vent en poupe, comme Eva Hober, Mélanie Rio et Bertrand Grimont, avec d’autres plus installées, et ainsi de diversifier le niveau général de ce off de très bonne tenue.

On est ravis de retrouver ainsi des artistes auxquels on tient, et qu’il faut aller voir – Dominique Figarella (Barrault), Pauline Bastard (Hober), Angelika Markul (Tarasiève) –, ou d’en découvrir d’autres, comme le jeune Simon Collet, vingt-quatre ans, et ses délicats traits de couleurs tirés dans l’espace (Grimont).

Outsider Art Fair (hôtel Le A)

Gregory Blackstock, stand de la galerie Garde Rail, Austin, Outsider Art Fair 2013, Paris.

Non loin du Grand Palais, dans le très coquet hôtel Le A, rue d’Artois, la première édition française de l’Outsider Art Fair, foire établie à New York depuis vingt ans, démontre la place éminente désormais prise par l’art brut, et de manière plus large par ce que les Anglo-saxons dénomment l’« outsider art », dans le marché de l’art.

Vingt-quatre galeries (dont la moitié sont américaines) sont réunies là, une dans chaque chambre, pour présenter en toute intimité les œuvres de ces artistes « de la marge », dont certains très connus, comme Henry Darger, Aloïse Corbaz ou Adolf Wölfli, et d’autres à découvrir. On a aimé, notamment, Gregory Blaskstock et ses inventaires d’objets (Garde Rail, Austin), Susan Te Kahurani King et ses fantasmagories à base de cartoons (Chris Byrne), les portraits obsessionnels de l’épouse d’Eugene von Bruenchenhein (Yukiko Koide, Tokyo) ou les monnaies et timbres d’un monde parallèle de Thomas Ashcraft (Laura Steward Projects). Au rez-de-chaussée, la Halle Saint Pierre, spécialiste de l’art brut, installe sa librairie. De quoi changer de point de vue sur l’art et les artistes.

Magali Lesauvage.

Show Off (Espace Pierre Cardin)

Nicolas Maigret, The Pirate Cinema. Courtesy de l’artiste.

Les arts numériques ont du mal à se frayer un chemin au sein du marché de l’art contemporain. Un constat qui n’a pas échappé à Dominique Moulon, directeur artistique de Show Off depuis sa précédente édition. En 2012, près de 75 œuvres ont ainsi été présentées aux collectionneurs, qui, dans l’ensemble, restent peu enclin à ces nouveautés numériques, malgré quelques achats effectués l’an passé. Show Off entend débroussailler cette thématique grâce à des tables rondes et à la présentation d’œuvres, comme l’installation vidéo Resonant architecture du collectif Art of Failure.

Cette 8e édition, qui a eu lieu du 21 au 23 octobre, a confirmé ce cap. Cependant, le manque de repères et une ligne directrice brouillon desservent quelque peu l’ensemble, où se succèdent arts vidéos et installations visuelles, sans proposer une véritable variété de choix, au risque de s’enfermer dans une prospection purement commerciale. Malgré quelques pièces intéressantes, comme celle de Robin Moody, Butterflies in progress (des livres disposés sur un pupitre aux bras mécaniques actionnent les ouvrages tels des battements d’ailes), ou l’art vidéo de Nicolas Maigret, The Pirate Cinema, l’audace a manqué au rendez-vous.

Slick Art Fair (pont Alexandre III)

Noor Ali Chagani, Untitled, 2012. Courtesy Emerge Gallery.

Depuis sa création en 2006, Slick s’affaire à dénicher les galeries émergentes à travers l’Europe. Après une installation au Palais de Tokyo, puis une escale l’année dernière dans un ancien garage de Marais, elle pose cette fois-ci ses bagages sous le pont Alexandre III. Sous tente et avec vue sur la Seine, la foire nous amène à découvrir trente-six galeries, couplées à treize « Slick projects », des commandes spéciales pour l’événement présentées entre les stands.

Pas de ligne directrice générale ici, même s’il est tout de même possible de dégager quelques axes communs. Ainsi certaines ont clairement l’ambition de se focaliser sur une zone géographique précise, comme c’est le cas pour la Emerge Gallery, présentant un certain nombre d’artistes arabes, ou encore Paris Beijing, qui se focalise quant à elle sur la Chine et la Corée. D’autres font le choix de présenter le travail d’un artiste et son univers propre, comme la très bonne galerie Binôme avec les photographies de Thibault Brunet et Fabien de Chavanes, ou les Douches la Galerie, qui nous donne à découvrir Vivian Maier, une photographe des années 1950.

Cutlog (Atelier Richelieu)

Michal Cole, Chandelier Installation. Courtesy By Art Connections, Tel Aviv.

La foire Cutlog s’inscrit depuis cinq ans dans la dynamique internationale des off. Une édition new-yorkaise a d’ailleurs eu lieu, témoignant d’un développement au-delà de nos frontières. Jusqu’au 27 octobre, l’événement prend ses quartiers à l’Atelier Richelieu, à quelques mètres du Palais Royal et à dix minutes du Grand Palais. Les trente galeries, tout comme les curateurs réunis dans cet espace de 800 m² viennent des quatre coins du globe (Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Ethiopie ou encore Israël), confirmant une claire ouverture à l’international.

Mention spéciale à By Art Connections de Tel Aviv et son artiste Michal Cole, distillant des œuvres empreintes d’un certain lyrisme noir, et au travail de Gonzalo Nicuesa pour la Canvas Galeria De Arte de Pampelune, avec ses dessins d’inspiration hyperréaliste. Partagé entre l’Atelier Richelieu et le « Cutlog club », situé à quelques mètres de là, un espace curatorial a été mis en place, ainsi qu’une salle de projection et un lieu de discussion. À cela s’ajoute un prix Cutlog-Arte qui couronne, comme chaque année, l’artiste jugé le plus prometteur de la foire, et qui a été remis à l’Américain William Scott.

Stéphanie Broisat.

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