Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_2 SOULÈVEMENTS

18/10/2016 > 15/01/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_5 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

FIAC 2013 : roulez jeunesse !

Magali Lesauvage 24 octobre 2013

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

La FIAC fête cette année ses quarante ans et n’a jamais été aussi flamboyante – au point d’être quelque peu impressionnante, avec plus de 180 galeries et des milliers d’œuvres déployées dans la majestueuse nef du Grand Palais et le long de sa mezzanine (voir notre FIAC en images). Le « niveau 1 », en particulier, réservé aux galeries plus jeunes et prospectives, est le lieu des découvertes – au point que l’on se demande si une sorte de FIAC bis, inventive et décomplexée, n’est pas en train de naître. Esquisse des tendances que l’on a pu y déceler cette année.

Caleb Considine. Courtesy Essex Street, New York.

La peinture, un peu

Très présente au rez-de-chaussée dans les galeries plus « en place », la peinture (ou ses dérivés) survit encore chez les jeunes artistes, qui pour la plupart lui rendent un hommage transi, comme Laurent Grasso (Valentin, Paris) qui la mêle à la science-fiction, Caleb Considine (Essex Street, New York) dans la veine réaliste, « à la » Arte Povera dans les toiles nues de Sophie Bueno-Bouteiller (Freymond-Guth Fine Arts, Zürich), dans une somptueuse abstraction révélée par Pierre Veermersch et Edith Dekyndt (Carl Freedman, Londres), par jeux de déconstructions et d’échos avec Dashiell Manley (Redling Fine Art, Los Angeles et Jessica Silverman, San Francisco Art), ou dans la réserve de Klara Liden (Neu, Berlin).

Anita Molinero. Courtesy galerie Alain Gutharc, Paris.

La matière et les collages, beaucoup

Plastique torturé par Anita Molinero sur le superbe stand de la galerie Gutharc (Paris), coupures de presse porno et délicates fleurs d’E’wao Kagoshima (Algus Greenspon, New York), résidus de bois noircis par Davide Balula (Frank Elbaz, Paris), images d’autrefois imprimées par Servane Mary sur des couvertures de survie (Triple V) , tapis tissés de motifs révolutionnaires par Slavs & Tatars (Kraupa-Tuskany Zeidler, Berlin), paillettes précieuses collant sur les doigts qui feuillètent le livre de John Armleder (Florence Loewy, Paris), pochettes de disques punk de Raymond Pettibon (Michèle Didier, Paris) : chez de nombreux artistes, la matière en prend un coup, et on aime faire se télescoper les médiums. Collage et distorsions ont encore de beaux jours devant eux.

John Wood & Paul Harrison. Courtesy galerie Martine Aboucaya, Paris.

La performance et le son, rares

Arts éphémères, fragiles, difficilement exposables, la performance et l’art du son font quelques brèves apparitions. Notons, dans le style humour noir, le stand entièrement dédié par la galerie Crèvecœur (Paris) à la performeuse américaine Shana Moulton, qui met en scène son alter ego tentant coûte que coûte d’échapper à la dépression domestique, ou les courtes séquences meurtrières de John Wood & Paul Harrison (Aboucaya, Paris). Chez gb agency (Paris), Dominique Petitgand nous fait entendre le son d’un interphone en quête d’interlocuteur. La vidéo est quant à elle très peu présente. Notons, dans la catégorie « mixed media » la belle installation d’Ane Mette Hol, projecteur déroulant une pellicule métrée, à la Motive Gallery (Bruxelles).

Aurélien Mole & Julien Tiberi, Sir Thomas Trope, Villa du Parc, 2012.

L’architecture, toujours

La référence à l’architecture et à la géométrie des formes est une tendance récurrente de l’art contemporain, et la section « jeune » de la FIAC 2013 ne nous dit pas le contraire. Le très élégant stand de Frank Elbaz fait se croiser les lignes de Meredith Sparks, Julije Knifer et Rainier Lericolais, tout comme la galerie mexicaine Labor, qui réunit d’une très belle manière photos d’archi et sculpture facettée. On ne manquera pas l’installation paranoïaque d’Eduard Basulado chez PSM (Berlin), ou encore l’astucieuse cimaise pivotante d’Aurélien Mole et Julien Tibéri chez Semiose (que l’on imagine bien remporter le prix du secteur Lafayette, à découvrir tout à l’ouest du niveau 1).

Paulo Nazareth, Untitled, from Cahier d’Afrique series, 2013. Courtesy Mendes Wood DM, São Paulo.

Le Brésil, terre d’avenir

L’arrivée en force des artistes brésiliens se confirme à la FIAC (après la Biennale de Lyon). Cette année elles sont cinq galeries à être venues de São Paulo pour faire valoir les couleurs du pays qui accueillera bientôt le Mondial de futebol, puis les Jeux Olympiques. Ainsi la toute jeune Wood Mendes DM, née en 2010, expose-t-elle l’artiste globe-trotteur Paulo Nazareth (vu au MAC de Lyon). Mais le Brésil s’expose aussi ailleurs, notamment sur le stand de la galerie parisienne Jousse Entreprise qui invite ses artistes à une réflexion sur L’Échiquier sauvage inspirée de Claude Levi-Strauss, ou dans l’appartement-témoin idéal du collectionneur Chambres à part, au Trocadéro. Muito bom.

FIAC 2013

24/10/2013 > 27/10/2013

Nef du Grand Palais

PARIS

En 2013, la Fiac célèbre sa 40e édition. Elle accueille comme chaque année une sélection pointue de galeries françaises et internation...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE