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Joseph Cornell, l’artiste surréaliste oublié

Stéphanie Broisat 22 octobre 2013

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Bien que reconnu comme l’un des acteurs majeurs de la scène artistique américaine, Joseph Cornell reste méconnu en France, et ce, malgré ses nombreuses interférences avec le mouvement surréaliste. Le musée des Beaux-Arts de Lyon entend revenir sur les liens étroits qu’il a entretenus avec les cultures européenne et américaine de cette époque, tout en mettant en lumière un artiste profondément original.

Joseph Cornell, The Crystal Cage (Portrait of Berenice), 1943-1960, galerie Richard L. Feigen & Co © The Joseph and Robert Cornell Memiral Foundation/ADAGP, Paris 2013.

L’exposition consacrée par le musée des Beaux-Arts de Lyon à l’artiste américain Joseph Cornell (1903-1972) refuse de tomber dans la facilité. Alors qu’elle aurait très bien pu s’acquitter d’une rétrospective simpliste et d’une ligne essentiellement biographique, son ambition réside principalement dans une thématique soigneusement orchestrée : plus de 250 pièces se succèdent afin de dresser un panorama du surréalisme des années 1930 aux années 1950. Les pièces de Joseph Cornell peuvent être admirées en parallèle à celles d’artistes tout aussi emblématiques de cette période, comme Salvador Dalí, Marcel Duchamp, Max Ernst ou encore Man Ray, dans un dialogue des plus convaincants, explicitant les influences communes.

Première exposition organisée par un musée français depuis l’événement itinérant du Museum of Modern Art de New York, présenté au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1981, Joseph Cornell et les surréalistes à New York résulte d’un long travail de six ans dont le tour de force est d’avoir réussi à rassembler des œuvres concentrées entre les mains de quelques collectionneurs privés et musées américains. Des personnalités et des institutions qui furent, de prime abord, particulièrement peu enclins à voir leurs trésors traverser l’océan atlantique…

Lee Miller, Portrait of Joseph Cornell (from the series Twelve Needles Dancing on the Point of an Angel), 1932-1933, Wadworth Atheneum Museum of Art © Lee Miller Archives, England 2013 © ADAGP, Paris 2013/The Joseph and Robert Cornell Memorial Foundation.

Il faut dire que le travail de Cornell est riche, mais aussi précieux. Véritable institution aux États-Unis, Cornell, pionnier de l’assemblage de boîtes vitrées à l’aura nostalgique (entre autres ses fameuses pillboxes), est présenté ici en plein apogée de son art. L’exposition présente une large collection de collages mais aussi de films. Cinéphile, il est aujourd’hui considéré comme une référence du genre du film-collage depuis la projection de Rose Hobart, essentiellement composé de séquences empruntés à East of Borneo, mélodrame d’aventure sorti en 1931. Une transformation totale dans l’image s’opère ainsi que dans la cadence, faisant foi d’une véritable prouesse technique et d’un grand sens créatif, déplaçant le sens original pour le remplacer par un autre, empreint de mystère et de drôlerie. Procédés expérimentés par Duchamp et son Anemic Cinema ou encore dans L’Étoile de mer de Man Ray.

Mais outre les emprunts et les apports échangés avec les surréalistes, John Cornell n’a au final jamais vraiment fait partie de ce mouvement. Homme imprégné de culture populaire, ses influences ont dépassé le cadre de la simple imagerie onirique des surréalistes, comme en témoigne ses références au vaudeville, aux fêtes foraines ou aux images publicitaires. Un fort lien l’unira également au mouvement des néo-romantiques, qui coïncidera avec l’émergence du thème de la danse et du mythe de la ballerine, à travers sa fascination pour la peintre Leonor Fini.

Autant d’influences qui ouvriront la voie au Pop Art et à l’art minimal, et que l’on peut déjà observer dans les œuvres d’après-guerre de Cornell. Le goût pour l’anecdote disparait peu à peu sous l’égide d’une nouvelle forme artistique proche de l’expressionnisme abstrait, qui se développera avec Jackson Pollock. Ce renouvellement, d’abord guidé par la difficulté de trouver ces objets venant d’Europe qu’il affectionnait particulièrement, s’ouvrira finalement à des sources d’inspirations démultipliées, témoignant d’un artiste définitivement hors normes.

JOSEPH CORNELL ET LES SURRÉALISTES À NEW YORK

18/10/2013 > 10/02/2014

Musée des Beaux-Arts de Lyon

LYON

L’exposition Joseph Cornell et les surréalistes à New York s’intéresse à l’œuvre de l’artiste américain, pionnier du collage, ...

Exposition terminée
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