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Goya, les Brueghel et Chu Teh-Chun sont dans un bateau

Stéphanie Broisat 16 octobre 2013

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Les Peintres témoins de leur temps, à la Pinacothèque de Paris, est une exposition en trois volets, qui s’articule autour des noms de Goya, Brueghel et Chu Teh-Chun, artiste contemporain chinois. Un triptyque qui présente des pièces de qualité malgré un lien quelque peu simpliste entre les différents protagonistes et une lecture peu approfondie des enjeux proposés.

Francisco de Goya, LutinsLes Caprices, 1799, eau-forte, aquatinte et pointe sèche.

« Avant la photographie, c’était le peintre qui remplissait la mission de restituer la réalité de ce qui se passait. L’artiste était le témoin, le rapporteur d’une exactitude d’un monde. Que ce soient les Bruegel dans les Flandres ou Goya en Espagne qui dénonçait la guerre, ces artistes étaient comme des greffiers de leur époque », explique le commissaire des expositions et directeur de la Pinacothèque, Marc Restellini. La Pinacothèque s’attache ainsi à faire passer son propos – présenter le peintre comme sociologue du monde – à travers trois figures emblématiques, aux styles différents, mais qui synonymes de changement et de modernité. Une thématique,  interchangeable à l’infini, qui aurait très bien pu s’appliquer à d’autres artistes, mais qui a le mérite de mettre sur le devant de la scène des œuvres méconnues du public.

Ainsi l’exposition Goya et la modernité présente-t-elle un vaste choix d’eaux-fortes de l’artiste, témoin du quotidien de la cour espagnole qu’il dénonce dans un style tranchant. Superbement accrochés aux murs de la Pinacothèque tels une mosaïque géante, tous les thèmes lui étant chers sont mis en lumière. Que ce soient les horreurs commises par la guerre, la famine, ou la désolation, l’univers du peintre espagnol est respecté. L’atmosphère y est sombre, proche de la folie. 

Mais l’humour n’est jamais loin, notamment quand il s’agit de critiquer ardemment les valeurs morales de son temps, comme le mariage basé sur le prestige social, ou encore dans la série sur l’école, Ânerie, où il décrit avec ironie les châtiments corporels. Bien évidemment, la religion et le clergé ne sont pas en reste, tandis qu’il porte un regard plein de compassion sur la condition des femmes prostituées. La grande originalité de l’exposition réside dans la présentation d’un Goya plus optimiste, en particulier dans la série de tableaux mettant en scène des enfants dans leur vie quotidienne.

Jan Brueghel l’Ancien et Pieter Paul Rubens, Paysans se battant à propos d’une partie de cartes, 1615-1618, collection privée, Luxembourg © Adagp, Paris 2013.

La deuxième partie de l’exposition se concentre non par sur un peintre mais plutôt sur une famille peu conventionnelle. La Dynastie Brueghel invite à faire connaissance avec cette famille de peintres très influente dans les Pays-Bas du Sud. Les tableaux moralistes de Pieter Brueghel l’Ancien immortalisent les paysans dans des scènes de la vie quotidienne, tout en démontrant les vices et la folie des hommes. Ses enfants, en revanche, se tourneront plus facilement vers les paysages hivernaux, même si la critique de la société reste de mise, dans un travail pictural sans cesse renouvelé, et qui a donné à la Flandre son identité visuelle.

La troisième partie des Peintres témoins de leur temps se concentre sur un artiste abstrait d’origine chinoise, Chu Teh-Chun, âgé de 93 ans, dont l’œuvre reste méconnue du grand public (bien qu’il soit membre de l’Académie des Beaux-Arts depuis 1997). « L’artiste, dès l’instant où la photographie apparaît, se sent libéré de l’impérieux devoir de transmettre aux autres avec réalisme. Avec Chu Teh-Chun, les chemins de l’abstraction, on voit comment évolue le sujet dès l’instant où l’artiste se trouve libéré du sujet », commente Marc Restellini. De là à faire de l’abstraction un grand fourre-tout de sens et de formes, il n’y a qu’un pas.

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