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Les églises parisiennes menacées

Stéphanie Broisat 14 octobre 2013

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L’association internationale World Monument Watch a publié sa liste de monuments et sites culturels en danger pour l’année à venir, dans laquelle figurent, sans surprise, tous les sites de Syrie. En revanche, coup de tonnerre pour la capitale française : deux églises parisiennes y font leur entrée, Notre-Dame-de-Lorette et Saint-Merri.

Vue de l’église Notre-Dame-de-Lorette © Wikipedia

Même à Paris, le patrimoine culturel semble être menacé. Du moins est-ce l’avis du World Monument Fund, association internationale située à New York, dont le but est de contribuer à la sauvegarde des chefs-d’œuvre architecturaux pouvant être gravement touchés par les « cataclysmes naturels et l’impact du changement social, politique et économiques». Des raisons qui peuvent prêter à sourire quant on regarde de plus près les autres pays incriminés, dont la Syrie, actuellement ravagée par les méfaits de la guerre. Pourtant, la claque pour la ville de Paris est bel et bien de l’ordre du politique, visant très clairement les actions du maire Bertrand Delanöe et d’Anne Hidalgo, sa première adjointe en charge de l’urbanisme et de l’architecture (et candidate à la mairie de Paris en 2014), ou plutôt ses non-actions concernant le patrimoine historique de la ville de Paris.

Un pavé dans la mare qui relance dès lors le débat concernant les différentes églises laissées à l’abandon par la municipalité, faute de budget, et qui auraient pu tout aussi bien trouver leur place sur la liste : Saint-Augustin, Saint-Jean-de-Belleville, Saint-Séverin, Saint-Vincent-de-Paul…L’église Saint-Philippe-du-Roule, comme le rappelle la Tribune de l’Art, avait d’ailleurs fait les frais à l’époque de cette fameuse débandade budgétaire et malgré quelques restaurations menées à bien par le Coarc, le service de la ville chargé de la conservation des objets d’arts religieux et civils, la toiture du lieu s’était vu affublée d’une couverture provisoire, en attendant les fonds pour sa restauration.

L’argent, quant à lui, semble partir plutôt vers de grands projets d’envergures, comme la construction de la tour Triangle à la Porte de Versailles, ou dans des destructions, comme celle de la piscine Molitor ou des jardins des serres d’Auteuil. Malgré l’indignation qui point, la mairie semble vouloir garder le cap et se pencher sur un futur controversé plutôt que sur un passé, qui pourtant, fait la richesse de Paris. Un paradoxe qui semble aujourd’hui attirer l’attention au-delà de nos frontières.

Mise à jour le 19/11/2013 : En réaction à cette liste dressée par le World Monument Fund, la municipalité parisienne a tenu à faire une déclaration au sujet de sa politique patrimoniale. Sévèrement pointée du doigt par l’association internationale située à New York, mais aussi par des défenseurs du patrimoine français, ce communiqué, publié le 13 novembre, revient sur les principales actions de la Mairie de Paris concernant la gestion des édifices de la capitale. Elle souligne les différentes opérations de restauration autour des églises parisiennes qu’elle a pu effectuer (façades et toitures) ainsi que la mise en conformité de certains lieux (électricité et précautions incendie). Sous cette avalanche de chiffres, ce communiqué ne manque pas non plus de faire un pied de nez à Jean Tibéri concernant son budget dédié au patrimoine…alors que son mandat remonte à 13 ans. Une tentative quelque peu maladroite de se dédouaner, et qui, au lieu de rassurer, semble au contraire inquiéter, face à des décisions loin d’être à la hauteur de la tâche incombée.

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