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Un portrait de Napoléon par David aurait été retrouvé dans une collection privée

Stéphanie Broisat 11 octobre 2013

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Un universitaire britannique assure avoir identifié dans une collection privée new-yorkaise une copie de la main du maître de son portrait de Napoléon Bonaparte. La toile était présumée perdue.

Portrait de Napoléon Bonaparte, peut-être de la main de Jacques-Louis David.

Une copie d’une œuvre du peintre Jacques-Louis David représentant Napoléon Bonaparte, vendue à un particulier américain en 2005, aurait été identifiée par un professeur anglais comme un original du peintre néoclassique. L’original, commande d’un Ecossais, Lord Douglas, a été peint en 1812, et est aujourd’hui conservé à la National Gallery de Washington (une seconde version est exposée au château de Versailles). La copie, peinte en 1813 au moment où Britanniques et Prussiens menaçaient l’Empire, a été perdue pendant la Seconde Guerre mondiale, avant d’être repérée chez une famille écossaise, les Borthwick-Norton. Elle fut ensuite léguée à la Royal Scottish Academy en 1988, puis vendue par cette dernière à un collectionneur privé en 2005, pour un peu moins de 18 000 euros.

Le Dr Simon Lee s’est engagé à authentifier l’œuvre. Tout d’abord à l’aide d’une gravure contemporaine de la composition, dont la légende cite David comme auteur. À cela s’ajoute la touche, le traitement des visages et le rendu des étoffes qui semblent, selon lui, proches du portrait de la comtesse Daru, peint par David en 1810 et conservé à la Frick Collection de New York. La restauration aurait par ailleurs révélé sous un repeint la signature de Georges Rouget, alors assistant du peintre. Un « acte de rébellion ou de frustration » de l’élève, qui entrerait en concordance avec la relation difficile qu’entretenaient les deux hommes. « J’imagine que c’est une façon pour Rouget de faire partie du processus de création. Il savait que son nom serait recouvert. C’était peut-être le signe d’une frustration ou d’une rébellion. Des musées peuvent être refroidis par la présence de deux noms sur une peinture, mais à bien des égards, c’est la preuve authentique du processus de travail de David », assure l’expert.

L’historien estime aujourd’hui le tableau à plus de 2,3 millions d’euros, mais sa valeur pourrait augmenter en 2015 avec le bicentenaire de la bataille de Waterloo.

Cependant, le musée national du château de Malmaison ne serait pas convaincu par cette analyse, selon le Figaro. Le collectionneur et expert Pierre-Jean Chalençon, qui, par le passé, avait déjà réfuté un quelconque lien entre cette toile et David, assure qu’elle est bel et bien de la main du peintre Georges Rouget.

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