Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

Des copies de toiles de maîtres réalisées grâce à une imprimante 3D

Stéphanie Broisat 9 octobre 2013

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

L’époque des mornes posters sur les murs est révolue. Grâce à une imprimante 3D, il est dorénavant possible de copier des tableaux de maîtres, sans avoir à dépenser des millions d’euros pour un original. Une avancée technologique qui soulève pourtant quelques interrogations quant aux questions d’authenticité.

Courtesy Tim Zaman.

Tim Zaman est un chercheur de l’Université de Technologie de Delft, aux Pays-Bas. En collaboration avec Océ, une entreprise appartenant au groupe Canon spécialisée dans les solutions d’impressions, il a mis au point une méthode reproduisant des tableaux. Une performance qui capture en haute résolution la topographie et la couleur d’une toile afin de reproduire avec précision les œuvres peintes, « à l’exacte manière d’un œil humain », selon les termes de son inventeur. Constitué de deux appareils photos numérique et d’un projecteur, le système de numérisation étudie 40 millions de points par image. Cependant, le scan 3D d’un tableau complet possédant trop de points, il est impossible de visualiser ces données sur écran. Mais grâce au Fine Art 3D Printer d’Océ, l’imprimante peut produire une copie du tableau en quelques heures.

Il est généralement assez facile de distinguer l’original d’une réplique. Avec l’imprimante 3D, le rendu, quasi parfait, nécessiterait presque un microscope afin de démêler le vrai du faux. Le coup de pinceau respecté et les formes ajustées, il reste pourtant des éléments qui éloignent la copie de la perfection. Ainsi, même si le système de numérisation et le Fine Art 3D arrivent à reproduire avec une grande fidélité le relief et la couleur d’un tableau, il n’en est pas de même pour la transparence et l’éclat de la toile d’origine.

Même si la technologie de numérisation 3D pourrait, dans un premier temps, aider les conservateurs à restaurer un tableau, de part sa précision de reproduction, il est facile d’y voir aussi une utilisation, à terme, qui serait plus de l’ordre du lucratif. Des copies à bas prix, vendues dans les musées à la place des traditionnelles affiches, ou carrément une production de faux à la chaîne…

Source : Amusement.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE