Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_2 SOULÈVEMENTS

18/10/2016 > 15/01/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_5 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Le musée d’Art moderne de la Ville de Paris se renouvelle

Stéphanie Broisat 4 octobre 2013

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Depuis cet été, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente un nouvel accrochage de ses collections permanentes (dont l’accès est gratuit). Le directeur du musée, Fabrice Hergott, ne veut plus d’une présentation « immuable » et souhaite, d’ici deux ans, recommencer l’expérience en proposant un nouveau catalogue d’œuvres.

Jörg Immendorff, Wo stehst du mit deiner kunst, kollege?, 1973, Paris, musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Avec un parcours entièrement repensé par les conservatrices Sophie Krebs et Julia Garimorth, le MAMVP fait peau neuve. L’architecture, en premier lieu, offre dorénavant un espace plus fluide et lumineux tandis que les murs accueillent une collection enrichie. L’institution a ainsi offert une place de choix aux donations de la veuve de Giorgio De Chirico ou encore du marchand berlinois Michael Werner, tout en privilégiant les nouvelles acquisitions du musée et les œuvres auparavant peu montrées. « Un équilibre afin d’entretenir la dynamique », selon les termes de Fabrice Hergott.

Mais l’autre innovation réside dans l’introduction d’artistes dits mineurs, afin de mettre en lumière des esthétiques ou des noms boudés par l’histoire de l’art. Même si l’évidence est d’intégrer Braque et Picasso quand il s’agit de parler cubisme, il l’est moins lorsque le musée réintroduit dans ses collections des peintres tels que Georges Valmier, Serge Férat ou Léopold Survage, artistes qui ont eu certes leur moment de grâce, mais qui restent dans l’ensemble moins illustres que les grandes figures de ce courant. En piochant des œuvres dans l’immense legs du docteur Maurice Girardin, reçu dans les années 1950, le MAMVP s’intéresse ainsi de près au cubisme et lui donne de nouvelles pistes de lecture.

Le changement de cap est sans aucun doute plus flagrant lorsque au détour d’une salle, on peut admirer Jean Crotti ou encore Martial Raysse (qui prend la place de Warhol), laissant planer un revival européen des années 1960-1970. Un sentiment appuyé par la quasi-inexistence d’artistes américains.

Le mouvement Fluxus se taille la part du lion, ainsi que Robert Filliou, qui gagne en visibilité. Autre entrée remarquée : celle de l’Allemagne, qui voit ses artistes Jörg Immendorff, A.R. Penck ou Georg Baselitz rejoindre Gerhard Richter et Sigmar Polke. Une manière de souligner l’importance de l’art allemand après la Seconde Guerre mondiale, mais aussi de confronter la nouvelle génération aux artistes français : François Vergier, Marc Desgrandchamps face à Peter Doig, Christopher Wool ou Albert Oehlen. L’occasion de revenir visiter les collections permanentes du MAMVP, dont l’accès, rappelons-le, est gratuit.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE