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Tour Paris 13 : un temple éphémère pour le street art

Stéphanie Broisat 2 octobre 2013

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Une centaine d’artistes a pris d’assaut un immeuble parisien situé dans le 13e arrondissement. Tour Paris 13, devenu un monument du street art, doit être détruit avant la fin de l’année. Visite en images à la fin de l’article.

Ils viennent des quatre coins du monde : Chili, Colombie, Portugal, Tunisie…Au total, près d’une centaine de graffeurs de dix-huit nationalités différentes ont investi l’immeuble du 3-5 rue Fulton, morne HLM de neuf étages du XIIIe, transformé en temple du sreet artt le temps d’une saison. Le projet, baptisé « Tour Paris 13 » est ainsi voué à disparaître. Il sera pourtant possible d’admirer cette galerie d’un style tout à fait particulier jusqu’au 31 octobre tandis que les visites seront limitées à 49 personnes. Parmi les artistes présents, El Seed, Inti Castro, Stinkfish ou encore Panteone, grands noms de l’art de rue.

Initié par la galerie Itinerrance et son fondateur, Mehdi Ben Cheikh, cet ovni artistique n’est pourtant pas le premier coup de maitre de ce dernier, puisqu’il avait déjà honoré de fresques géantes une quinzaine d’immeubles du sud parisien. Mais Mehdi Ben Cheikh souhaitait un projet plus vaste, un terrain de création plus imposant… et surtout un lieu voué à la destruction « car l’éphémère est l’essence du street art », selon lui. Il a ainsi donné à chacun de ses artistes non pas un mur mais un appartement entier, afin de laisser libre court à leur créativité. Un projet pourtant difficile à réaliser, qui s’est étendu sur près d’un an et demi.

Courtisées par de grandes marques pour y organiser des opérations de communication, ces dernières ont toutes essuyé des refus. La Tour 13 est avant tout un lieu de création où l’argent n’a pas sa place. L’entrée est gratuite et rien n’est à vendre, pas même les œuvres, dont le destin est voué à la disparition.

Pourtant, cet événement ne restera pas totalement sans trace. Une visite en ligne et un documentaire sont disponibles. Une manière de rappeler la nature furtive de ce mouvement artistique qui a pris du galon en rentrant dans les circuits conventionnels du marché de l’art.

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