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Le budget de la culture de nouveau en baisse

Stéphanie Broisat 27 septembre 2013

Le projet de loi de finances pour 2014, publié mercredi 25 septembre, accuse une nouvelle restriction pour la culture, dont le budget baisse d'environ 2 %. Privilégiant le spectacle vivant et l’enseignement artistique, le ministère impose aux musées une coupe dans leur budget.

Musée national Picasso © Wikimedia Commons / Pol

La ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti a annoncé son plan d’action : plus d’argent pour le spectacle vivant et l’enseignement artistique, moins pour les musées et la presse. Même si la réduction de son enveloppe est moins importante que l’année précédente (avec le record historique de -4,3 %), certaines institutions culturelles vont malgré tout pâtir de ce nouveau recul financier.

Pourtant, la culture et la communication ne sont pas les plus mal placées dans ce projet de loi. Avec 7,9 milliards d’euros de budget, et en comptant les 700 millions du Centre national du Cinéma, il devrait être possible pour Aurélie Filippetti de tenir le cap. Ainsi, le « programme de transmission des savoirs et démocratisation de la culture » voit son budget augmenter de 13 millions d’euros tandis que l’enseignement supérieur (écoles d’art, etc.) voit également un progrès dans sa dotation.

Pour équilibrer les dépenses, le ministère a dû effectuer des économies atteignant le total de 150 millions d’euros. La grande fin des chantiers engagés depuis plusieurs années, comme celui du MUCEM, inauguré en juin à Marseille, a permis de dégager près de 55 millions d’euros. Il en est de même pour le musée Picasso à Paris ou encore les Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine, contribuant à faire diminuer les dépenses.

En revanche, l’effort pèse en grande majorité sur les grands établissements culturels, perçus comme étant les plus aptes à supporter de possibles hausses. Les « privilégiés » ? Le musée d’Orsay, le Louvre, l’Opéra de Paris, Versailles, Fontainebleau, la Comédie-Française ou encore  le Quai Branly. Tous, ou presque, subissent donc pour la troisième année consécutive une baisse de leur budget. À cela s’ajoute une contribution exceptionnelle de la part du Louvre et Versailles de plusieurs millions d’euros pris sur le fonds de roulement. Par ailleurs, la gratuité des 18-26 ans est dorénavant à la charge de ces établissements, alors que cette mesure instaurée par le gouvernement précédent devait, à la base, être compensée.

Reste encore à prévoir les travaux de restauration à effectuer à l’avenir dans certains musées. Même s’il est demandé aux collectivités territoriales (à l’exemple du musée Unterlinden de Colmar ou encore des musées des Beaux-Arts de Reims ou de Besançon) de davantage participer à l’effort, les monuments historiques comme le Panthéon bénéficient d’une stabilisation de leur enveloppe à 309 millions d’euros.

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