Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_3 SOULÈVEMENTS

18/10/2016 > 15/01/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_5 BRASSAÏ

09/11/2016 > 30/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

En avant-première, les événements incontournables de Nuit Blanche 2013 à Paris

Stéphanie Broisat 19 septembre 2013

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Cette édition 2013 de Nuit Blanche à Paris promet d’être ambitieuse. En avant-première, petit aperçu des principaux événements à voir le samedi 5 octobre, à partir de 19h et (parfois) jusqu’à l’aube.

L’événement promet d’être, pour sa 12e édition, encore plus innovant que les années précédentes. Une ambition ouvertement affichée par la ville de Paris, qui souhaite proposer « la plus grande manifestation d’art contemporain en plein air ». Déployée en quatre parcours, allant de Saint-Germain-des-Prés à Ménilmontant, Nuit Blanche 2013 fait la part belle aux quartiers populaires du nord-est, afin de faire taire les mauvaises langues qui déplorent un événement « élitiste », mais aussi aux projets de réaménagements effectués dans la capitale, sur les Berges ou encore place de la République.

Le coup d’envoi de cette Nuit Blanche 2013, résolument tournée vers la performance musicale et le cinéma, sera donné dès 19h par l’artiste britannique Martin Creed. Reprenant All The Bells, performance marquante réalisée pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012, il fera sonner simultanément pendant près de trois minutes les cloches du parcours Nuit Blanche, qu’elles soient publiques ou personnelles, monumentales ou discrètes (voir l’événement sur Facebook ou télécharger l’application).

En avant-première, exponaute vous livre les principales attractions à ne pas manquer, quartier par quartier.

Berges de la Seine

Cai Guo-Qiang, Projet pour Aventure d’un soir, 2013. Courtesy de l’artiste.

. Cai Guo-Qiang – Aventure d’un soir

Artiste chinois d’envergure internationale, Cai Guo-Qiang voue une passion à la pyrotechnie et aux installations poétiques d’une certaine démesure. Principalement connu pour avoir réalisé en 2008 les feux d’artifice de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, il orchestre à minuit pendant Nuit Blanche 2013 une ode aux amoureux sous la forme d’un événement pyrotechnique et conceptuel, accompagné par la musique de Tan Dun. Une « aventure d’un soir » qui risque fort de ne pas laisser indifférent.

Stockhausen, HELIKOPTER-STREICHQUARTET, 1993 © Helen Maybanks.

. Karlheinz Stockhausen – Helikopter-Streichquartet

En début de soirée, la Monnaie de Paris présentera au niveau du Pont-Neuf l’une des œuvres les plus excentriques du compositeur Karlheinz Stockhausen. A mi-chemin entre le concert et la performance, cette pièce de 1993 met en scène quatre instrumentistes d’un quatuor à cordes jouant chacun dans un hélicoptère en plein vol. Seulement jouée cinq fois à travers le monde, cette performance historique devrait procurer au public une  « élévation d’âme ».

Davide Bertocchi, Phonograph, 1998. Courtesy de l’artiste et collection Norman Regis, Milan

. Artistes aux platines

Dans un registre un peu plus conventionnel, les Berges de la Seine accueilleront un dj set pour accompagner les danseurs noctambules. Il sera possible de découvrir les mix d’artistes contemporains reconnus (Xavier Veilhan, Davide Bertocchi et Kolkoz, entre autres) qui se succèderont toute la nuit, proposant divers ambiances sonores en continu.

Canal Saint-Martin

Clip de Ragnar Kjartansson pour Ég anda de Sigur Rós, 2012. Courtesy de l’artiste et Luhring Augustine, New York.

. Clips musicaux – Directed by

La Rotonde (place de la Bataille de Stalingrad) projettera toute la nuit  une sélection d’une vingtaine de clips réalisés par des artistes de renommée internationale pour des stars de la musique pop ou électro (Martin Perr qui met en scène les Pet Shop Boys, par exemple), et qui détournent les codes et les références de l’industrie musicale. Une manière de redécouvrir les liens, parfois étroits, qu’entretiennent la musique et les arts visuels. 

Liam Gillick – Information Posters (Public / Private), 2013 © Galerie Air de Paris.

. Liam Gillick – Information Posters (Public / Private)

Issu de la génération des Young British Artists, Liam Gillick est un artiste conceptuel qui, au travers de ses sculptures et de ses textes autour du langage, interroge le rôle social et la fonction de l’art. Pour Nuit Blanche, il a conçu une série de vingt affiches dont les slogans et les visuels politico-poétiques mettent en lumière un monde qui se projette dans une société utopiste. Ces affiches seront visibles le long du Canal Saint-Martin, invitant les marcheurs à méditer sur ce qu’ils voient.

Rosa Barba, Simulation de l’œuvre Fosse d’orchestre, 2013. Courtesy de l’artiste et Frac Franche-Comté.

. Rosa Barba – Fosse d’orchestre

Tandis qu’à quelques pas se trouve le célèbre Hôtel du Nord, Rosa Barba propose à l’écluse des Récollets un dispositif sonore placé sous l’eau qui diffuse une composition de musique électronique faisant vibrer la surface des eaux du Canal Saint-Martin. L’onde acoustique se traduit alors en onde aquatique, qui donne la possibilité de voir le son. Utilisant un matériel cinématographique pour créer ses œuvres, Rosa Barba créée, analyse et décortique ce que nous voyons.

Marais / République

Fujiko Nakaya, Living Chasm – Cockatoo Island, 2012. Vue d’installation à la 18e Biennale de Sydney, 2012, Cockatoo Island © Prudence Upton/Destination NSW.

. Fujiko Nakaya – Fog Installation #07156R « Fog Square»

Sur la place de la Rébublique, l’atmosphère sera poétique. Recouvrant le lieu de ses sculptures de brume aussi volatiles que changeantes, l’artiste Fujiko Nakaya  compte offrir au public un instant de dramaturgie aussi subtil que spectaculaire.

Chantal Akerman, Maniac Shadows, 2013 © Chantal Akerman.

. Chantal Akerman – Maniac Shadows

Figure incontournable du cinéma contemporain, Chantal Akerman investira le théâtre du Châtelet afin de nous présenter Maniac Shadows, tournée dans différentes villes où la cinéaste a vécu. Les plans mêlent intimité et émotions, déployés sur plusieurs écrans. Parallèlement à l’installation, sur la grande scène du théâtre, Chantal Akerman lira en personne des extraits de son dernier ouvrage inédit, Ma mère qui rit, abordant les thèmes de la Shoah, les relations familiales ou encore l’homosexualité.

Peter Watkins, La Commune (Paris, 1871), 2000 © Corina Paltrinieri/13Productions.

. Peter Watkins – La Commune (Paris, 1871)

Peter Watkins, figure majeure du cinéma d’avant-garde, investit la Bourse du Travail (boulevard du Temple), afin de présenter un « documentaire » volontaire anachronique, relatant les événements de la Commune de Paris par le prisme de reporters de télévision versaillais et communards recueillant, micro en main, les avis des principaux protagonistes. Une manière de se souvenir que nous sommes aussi les propres acteurs de notre histoire, lucides et conscients du monde qui nous entoure.

Belleville / Ménilmontant

Dector & Dupuy, Plaque tournante, 2013. Courtesy des artistes.

. Dector & Dupuy – Le sommeil des tumultes

Entre 21h et 6h, Dector et Dupuy, réputés pour leurs visites guidées performatives et artistiques, proposent une visite nocturne d’un Paris insolite. S’appuyant sur leurs rencontres avec des travailleurs de nuit comme le gardien d’un hôtel ou une infirmière, ils révèlent les rapports sociaux et politiques de l’espace urbain.

Virginie Yassef, L’objet du doute. Dessin préparatoire. Courtesy galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.

. Virginie Yassef – L’objet du doute

Virginie Yassef présentera une installation des plus surprenantes. Un faux arbre déraciné sera l’acteur principal de sa performance. Ce dernier barrera la rue des Cascades, comme un écho aux barricades parisiennes de la Commune de Paris.  En s’approchant, il sera malgré tout possible d’apercevoir l’arbre tentant de se relever difficilement, avant de retomber, dans une scénographie proche du film d’épouvante.

Logo de d.c.a © Frédéric Teschner Studio.

. Les centres d’art font leur cinéma

Les bars situés entre les numéros 98 et 145 de la rue Oberkampf, ainsi que l’Auditorium du Pavillon Carré de Baudoin, proposeront une sélection de près de 80 films projetés en boucle pendant toute la nuit. Cette programmation regroupera des films rares ou inédits d’artistes du monde entier et de toutes générations, produits par les centres d’art français ces dernières années. Entre autres, Courir Niemeyer de Jan Kopp ou Walks, de Wolf von Kries.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE