Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_cercle_2 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_3 PICASSO – GIACOMETTI

04/10/2016 > 05/02/2017

Musée Picasso - PARIS

LA NEWSLETTER

Festival d’automne : les événements artistiques à ne pas manquer

Stéphanie Broisat 16 septembre 2013

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Jusqu’au au 12 janvier a lieu la 42e édition du Festival d’Automne à Paris. Son programme mêlant spectacle vivant, arts plastiques et musique est cette année résolument tourné vers l’Afrique et le Japon. Tour d’horizon des événements artistiques à ne pas manquer.

Hiroshi Sugimoto, Sea of Buddhas, 1995.

Le coup d’envoi du Festival d’Automne a été donné la semaine passée par deux plasticiens d’origine portoricaine. En attendant l’arrivée de son invité d’honneur, le metteur en scène Bob Wilson, déjà présent en 1972 lors de sa première édition, c’est au couple d’artistes Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla qu’est revenu l’honneur d’ouvrir le bal ce vendredi 13 septembre à la galerie Chantal Crousel. On peut notamment y découvrir la Vénus de Lespugue, la plus célèbre représentation féminine de l’ère préhistorique, projetée sur un mur. Sur une mélodie de Maya Beiser, les artistes mettent en place une hypothèse scientifique selon laquelle « les proportions de cette statue correspondent à une gamme musicale et se rapprochent du mode dorien des Grecs anciens ». La statue devient alors partition, donnant dès lors à l’œuvre une dimension toute particulière.

Mais le Festival d’Automne fait aussi la part belle à la photographie, avec l’exposition du japonais Hiroshi Sugimoto, à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, à partir du 10 octobre. Accelerated Buddha présente les productions du photographe en regard de chefs-d’œuvre antiques issus de sa collection personnelle. Pour l’événement, l’artiste a notamment réalisé une vidéo des mille statues de Bodhisattva du Sanjûsangendô, un temple de Kyoto datant du XIIIe siècle. Par un procédé d’accélération progressive des clichés, le spectateur voit les mille bouddhas se multiplier jusqu’à un million en cinq minutes. Hypnotisant.

Le Festival d’Automne est l’occasion également de redécouvrir l’artiste Chris Marker pour sa première rétrospective au Centre Pompidou, Planet Marker, du 16 octobre au 16 décembre. Disparu en 2012, Marker fut à la fois cinéaste, vidéaste, plasticien, écrivain et créateur 2.0. Passionné par les révolutions culturelles et technologiques, il est aujourd’hui une source d’inspiration pour de nombreux artistes. À travers une programmation de près de 200 films et vidéos, les œuvres projetées sont le reflet des longs métrages qu’il a aimés et défendus. Il sera par ailleurs possible de découvrir l’œuvre littéraire et multimédia de Chris Marker grâce aux installations, sites et objets conservés par le musée national d’Art moderne, avec lequel l’artiste a régulièrement collaboré à partir de 1978.

Einstein on the Beach, dans une mise en scène de Robert Wilson © Lucie Jansch.

Mais le Festival d’Automne donne aussi la voix aux jeunes artistes, comme en témoigne son association avec le MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val-de-Marne, le temps d’une exposition. Seront présentés les lauréats consécutifs du prix pour les arts visuels de la Standard Art Bank, Mary Sibande et Mikhael Subotzky, tous deux concernés par l’Afrique du Sud et la notion d’humanisme.

La performance est également mise en vedette avec Steven Cohen, à la Maison Rouge, les 20 et 21 septembre, qui offre une visite guidée de Johannesburg à Paris, faisant écho à My Joburg (exposition à voir jusqu’au 22 septembre). Par une transposition géographique, Steven Cohen explore la douleur nationale et la création artistique comme réponse à la confusion. Du côté d’Olivier Saillard et Tilda Swinton, il s’agit plutôt d’une ode à l’intemporel, à travers la création d’une robe, et une seule, sur le corps svelte de l’actrice, qui s’était déjà essayée à l’exercice de la performance dans la peau d’une belle aux bois dormants des temps modernes, au MoMA de New York en mars dernier. Du 20 au 24 novembre, vous pourrez ainsi découvrir aux Beaux-Arts de Paris Eternity Dress, pour un moment de poésie et de mystère.

Mais l’événement de cette saison est sans conteste la représentation d’Einstein on the Beach au théâtre du Châtelet, du 8 au 12 janvier prochains. Opéra mythique écrit par Philip Glass et mis en scène par Bob Wilson, cette œuvre qui dérogea à toutes les règles conventionnelles du genre s’offre une seconde peau vingt ans après sa dernière reprise. Une suite d’images récurrentes juxtaposées à des séances de danse abstraite, chorégraphiée par Lucinda Childs, donne une puissance supplémentaire à l’ensemble. La pièce, qui dure près de cinq heures, ne comporte aucun entracte. Le spectateur est alors libre d’aller et venir comme bon lui semble, à n’importe quel moment de la représentation. À voir, pour la rareté et l’originalité.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE