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Le Louvre a besoin de vous pour restaurer la Victoire de Samothrace

Magali Lesauvage 9 septembre 2013

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C’est l’une des sculptures les plus célèbres du musée du Louvre, et du monde. La Victoire de Samothrace, âgée d’environ 2200 ans, va connaître un lifting bien mérité – tout comme le sublime cadre de l’escalier Daru dont elle orne le sommet depuis 130 ans. Quatre millions d’euros sont nécessaires à l’opération, dont une partie est demandée à ses généreux amateurs.

La Victoire de Samothrace entourée d’échafaudages © 2013, Musée du Louvre/Antoine Mongodin.

Les opérations de crowdfunding se succèdent – et se ressemblent. Alors que la restauration du Panthéon (qui cherche un(e) prochain(e) pensionnaire) n’a réuni qu’un peu plus de 68 000 euros auprès d’environ 1200 mécènes, malgré un budget prévisionnel de 100 millions d’euros et dix années de chantier, c’est au tour de la Victoire de Samothrace, œuvre phare du musée du Louvre, d’être placée sous les projecteurs. Elle succède aux statuettes gothiques, aux éléments d’architecture islamique et aux Trois Grâces de Lucas Cranach, dans le cadre de l’opération « Tous mécènes », sorte de Téléthon annuel organisé par le musée pour l’acquisition ou la restauration d’œuvres.

But de l’opération, débutée le 3 septembre (et à suivre ici, ou sur la page Facebook du musée) : nettoyer les marbres de la statue et de sa base, très encrassés, étudier l’assemblage de l’ensemble et rajouter des éléments aujourd’hui encore conservés dans les réserves (notamment sa main droite, dont ne restent que deux doigts). La base sera démontée bloc par bloc, et la statue déposée, ce qui nécessite de déplacer la Victoire de l’escalier Daru, qu’elle domine depuis 1884, vers la Salle des Sept Cheminées, où elle sera placée dans une cabine fermée. L’œuvre sera ensuite réinstallée au même endroit, dans une nouvelle scénographie, et un escalier Daru, important axe de circulation du musée, restauré.

Un million d’euros de dons

Coût de l’opération : 4 millions d’euros, dont une grande partie est apportée par trois grands mécènes : Nippon Television Holdings (déjà mécène en 2005 de la rénovation de la salle des États, où est exposée la Joconde, et des galeries de la Vénus de Milo en 2010), Fimalac, qui apporte depuis 1995 son soutien à la restauration des sculptures antiques du musée, et le Bank of America Merrill Lynch Art Conservation Project.

Reste à trouver d’ici le 31 décembre prochain la somme énorme d’un million d’euros, ce que l’attachement à une telle œuvre du patrimoine mondial devrait rendre possible. À titre de comparaison, le Centre national des Arts plastiques n’a toujours pas réuni les 10 000 euros nécessaires à la restauration du Cyclop de Jean Tinguely. Le public est invité à donner directement sur le site du Louvre dédié aux opérations de crowdfunding, tousmecenes.fr (noter que dans le cadre de la loi sur le mécénat, 66 % de la somme viennent en réduction de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % du revenu imposable, et que les entreprises bénéficient de 60 % de réduction d’impôt, dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires). Une opération pour laquelle le Louvre innove, puisqu’il invite chacun à devenir ambassadeur de la campagne en créant une page de collecte en ligne pour mobiliser ses proches (sur tousmecenes.fr ou sur Facebook), et s’adresse également au public japonais.

Figure de proue

Découverte en 1863 sur l’île de Samothrace, au nord de la mer Egée, par Charles Champoiseau, vice-consul de France en Turquie, la Victoire de Samothrace est datée de l’époque hellénistique (probablement autour de 200 av. J.-C.). Elle représente la déesse messagère de la Victoire, Niké, battant des ailes sur la proue d’un bateau, et faisait sans doute partie d’un monument commémorant une bataille navale. La statue elle-même, réalisée en marbre de Paros, mesure 2,75 m de haut. Lui manquent la tête et les bras, le droit était sans doute porté vers l’avant en geste de salut victorieux, le gauche baissé, portant un attribut.

C’est à ses ailes et à son savant drapé, comme « plaqué » par le vent, que la sculpture doit sa célébrité. Comme sa base, en forme de proue de navire de guerre, elle est constituée de plusieurs blocs assemblés de manière ingénieuse, dont les ailes qui restent suspendues en l’air sans support apparent. Elle devrait être de nouveau visible au sommet de l’escalier Daru du Louvre en mai 2014.

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