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Philadelphie vend un Hopper pour acheter de l’art contemporain

Stéphanie Broisat 5 septembre 2013

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La Pennsylvania Academy of the Fine Arts, à Philadelphie, a décidé de mettre en vente un tableau d’Edward Hopper provenant de sa collection. La peinture de 1934, Vent d’Est sur Weehawken (East Wind Over Weehawken) est estimée à près de 28 millions de dollars. Elle sera mise aux enchères chez Christie’s à New York en décembre.

Edward Hopper, Vent d’est sur Weehawken, 1934, Philadelphie, Pennsylvania Academy of the Fine Arts.

Acquise en 1952 auprès du marchand d’art K.M. Rehn, la toile va être revendue par la Pennsylvania Academy of the Fine Arts. Le but ? Lancer un fonds de dotation en faveur de l’art contemporain, comme le veux la politique de l’établissement, qui ne souhaite réinvestir les profits que dans l’achat de nouvelles pièces. Le musée conservera son autre tableau de Hopper, Apartement Houses, datant de 1923 et qui fut acheté directement à l’artiste.

La vente permettra ainsi, selon M. Philbrick, directeur du musée, de quintupler le fonds annuel d’investissement du musée pour l’achat d’œuvres d’art. Un quart de la somme recueillie servira à pallier des manques concernant la collection d’histoire de l’art, et les trois quarts restants serviront à acquérir des pièces d’art contemporain, tradition qui fut la sienne jusque dans les années 1950.

La priorité sera donnée au peintures et sculptures américaines, comme l’indique M. Philbrick, qui se dit « prêt à acheter différents types d’œuvres ». Le musée a ajouté récemment une vidéo de Bill Viola à sa collection. Cette vente promet d’attirer l’attention, car d’après le site Artnet.com, seulement vingt-deux tableaux de Hopper ont été mis en vente ces vingt-cinq dernières années. En mai une toile de 1928, Blackwell’s Island, est partie contre 19 millions de dollars. Le tableau à été acquis par le Crystal Bridges Museum de Bentonville, Arkansas.

À noter que la démarche du musée de Philadelphie est tout à fait exceptionnelle, et brise le tabou de l’inaliénabilité des œuvres qui prévaut dans le milieu des musées. Lire à ce sujet la lettre (traduite ici) du directeur du Detroit Institute of Art, à propos de l’éventuelle vente de plusieurs œuvres de son musée requise par la ville pour éponger ses dettes.

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