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En images et en sons : Allen Ginsberg et les poètes de la « Beat Generation »

Magali Lesauvage 1 août 2013

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L’exposition Beat Generation/Allen Ginsberg fait le choix du brouhaha visuel et sonore plutôt que de la clarté documentaire, pour faire parler l’esprit des Ginsberg, Burroughs, Kerouac, Giorno, etc. Une compilation en images et en sons des grands moments de ce cercle de poètes disparus, dont on peut retrouver une partie sur Internet.

Bob Donlin, Neal Cassady, Allen Ginsberg, Robert LaVigne & Lawrence Ferlinghetti, City Lights Books, 1955 © Estate Allen Ginsberg.

Assez déroutante, l’exposition Beat Generation/Allen Ginsberg est présentée simultanément dans quatre institutions : au Centre Pompidou-Metz, aux Champs Libres, à Rennes, au Fresnoy, à Tourcoing, et au ZKM de Karlsruhe. Une diffraction dans l’espace qui correspond au principe de l’expo, ainsi formulé par son concepteur, l’artiste Jean-Jacques Lebel : « Une anthologie visuelle et sonore, une expérience sensorielle, une jungle d’images projetées, une promenade virtuelle à travers un vaste mouvement transculturel né pendant la Seconde Guerre mondiale, à New York, et qui, à partir de 1955, s’est répandu dans le monde ».

De fait, l’exposition (telle que vue à Metz) est un zapping d’images et de sons diffusés sur des écrans disposés à mi-hauteur d’une vaste salle noire, très froide. Éclatées, les voix de la Beat Generation – principalement celles d’Allen Ginsberg, mais aussi John Giorno, William S. Burroughs, Jack Kerouac ou Brion Gysin – s’enchevêtrent sans ordre : un joyeux bordel qui sied bien à l’esprit du temps et reprend le brouhaha des conversations passionnées, mais nuit à la compréhension d’ensemble.

C’est pourtant le même principe que l’on a choisi d’adopter pour évoquer la vigueur de ce (dernier ?) mouvement poétique du XXe siècle, en images (et dans le désordre).

Jean-Jacques Lebel explique le principe de l’exposition :

Le film Pull My Daisy de Robert Frank (1959), sur un texte écrit et lu par Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg, Peter Orlovsky, Delphine Seyrig… :

Towers Open Fire  d’Antony Balch et William S. Burroughs (1963) :

Allen Ginsberg explique son rapport à la drogue dans un entretien réalisé par Jean-Michel Humeau dans la librairie Shakespeare & Co, à Paris, en 1965 :

Jack Kerouac discute du mouvement beat et des hippies dans l’émission de William F. Buckley, Firing Line, en 1968 :

William S. Burroughs et Brion Gysin retournent au Beat Hotel et évoquent les années 1958-1963 :

Allen Ginsberg « performe » le poème Ham Bom au Centre Pompidou en 1994 :

The Death of William Burroughs, poème-hommage de John Giorno à William S. Burroughs (2006) :

Mais aussi : à écouter sur le site ubu.com, les enregistrements sonores des poèmes, et films de ou avec Allen Ginsberg, ceux de William Burroughs (ainsi que ses Cut-Up Films), John Giorno (ainsi que le film JG Reads 1 de Rirkrit Tiravanija), et de nombreux autres artistes de la Beat Generation. Par ailleurs, ARTE diffusera le 18 septembre à 22h25 le film Beat Generation/Kerouac – Ginsberg – Burroughs de Jean-Jacques Lebel et Xavier Villetard (DVD disponible chez Compagnie des Phares et Balises).

BEAT GENERATION / ALLEN GINSBERG

31/05/2013 > 06/01/2014

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