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Un musée chinois rempli de contrefaçons ferme ses portes

Stéphanie Broisat 25 juillet 2013

Un musée situé dans la province du Hebei en Chine vient d’être fermé par les autorités chinoises pour cause de contrefaçons. Cet établissement se targuait de posséder des objets datant de la dynastie Qing (1644-1911).

Une contrefaçon du musée Jibaozhai © National Post.

Entièrement constitué de faux, le musée Jibaozhai, construit pour la modique somme de 540 millions de yuans (67 millions d’euros) vient de fermer ses  portes. Son propriétaire, Wang Zhongquan aurait ainsi fait l’acquisition de plus de 40 000 objets contrefaits pour des prix allant de 100 yuans (12,40 euros) à 2 000 yuans (248 euros), selon des résidents voisins du musée. Ils ajoutent : « Il était prêt à acheter tout ce qu’on lui apportait ». Un des experts du musée dément cette information, expliquant qu'il ne s'agirait que de 80 pièces, interrogé par The Guardian. Un possible détournement de fonds serait également évoqué.

Les clichés reproduits dans les médias s’attardent tout particulièrement sur les œuvres de la dynastie Qing, soit disant signées du nom de l’Empereur Jaune, qui aurait, selon la tradition, régné au XXVIIe siècle avant J.-C. Mais son nom, inscrit en caractères chinois simplifiés, qui ne sont apparus que dans les années 1950, ne laisse aucunement planer le doute sur ces faux.

De son côté, le propriétaire, un officiel chinois, se défend en affirmant avoir simplement voulu « promouvoir la culture chinoise », et a déclaré que « même les dieux n’auraient pas pu distinguer l’authentique du faux parmi les pièces exposées ».

L’expert en antiquités Ma Weidu, cité par Radio Chine Internationale, explique qu’il n’est pas rare de trouver ce type de musées exposant des objets contrefaits, dans le but d’en tirer des rentrées financières. Dans un pays aux méthodes très laxistes vis-à-vis des lois sur la propriété intellectuelle, le marché des antiquités chinoises n’a pas fini de voir proliférer les contrefaçons.

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