Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_3 SOULÈVEMENTS

18/10/2016 > 15/01/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_5 BRASSAÏ

09/11/2016 > 30/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Des toiles de maîtres au secours de la ville de Detroit

Stéphanie Broisat 20 juillet 2013

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Fleuron de l’industrie automobile des années 1950, la ville de Detroit s’est déclarée en faillite jeudi soir. Pour éponger ses dettes, rien n’est exclu. En ligne de mire, la vente de sa collection d’art, comprenant entre autres des toiles de Matisse, Degas ou encore Van Gogh.

La cour centrale du Detroit Institute of Arts par Diego Riviera © Detroit Institute of Arts.

La nouvelle est tombée comme un couperet. Même si New York et Cleveland avaient réussi à échapper dans les années 1970 à prononcer la terrible sentence, il n’en fut pas de même pour la principale ville de l’Etat du Michigan. Un gestionnaire de crise, Kevyn Orr, a été nommé afin de se substituer au maire et au conseil municipal. Ce dernier n’exclut aucune option pour redresser les comptes de la ville et éponger la dette de 18 milliards de dollars. En effet, il possède un pouvoir étendu, allant de la possibilité à revoir les contrats des employés de la ville jusqu’à celui de céder des actifs. Mais l’action la plus spectaculaire envisagée est sans aucun doute la liquidation des œuvres présentes dans le Detroit Institute of Arts, musée considéré comme l’un des plus riches des Etats-Unis.

Fondé en 1885, ce musée est le premier établissement américain à avoir acquis une œuvre de Vincent Van Gogh. Parmi sa collection, on peut y trouver des Degas, Caravage, Matisse et des fresques monumentales de Diego Riviera. Selon le porte-parole du gestionnaire, il est du devoir de la ville de Detroit de connaître la valeur exacte de ces biens, arguant que les créanciers pouvaient également demander la vente des toiles devant les tribunaux. Il n’est pas rare d’assister à des ventes de tableaux aux Etats-Unis, contrairement à la France où prévaut le principe d’inaliénabilité. La situation dans laquelle se pose Detroit serait une première du genre.

Mise à jour du 11 décembre 2013 : Suite à l’annonce de la ville de Detroit de vendre les tableaux les plus emblématiques de son Institute of Arts afin d’éponger une partie des dettes de la ville, un riche entrepreneur a décidé d’offrir cinq millions de dollars pour sauver la collection, selon Reuters. Le généreux donateur, A. Paul Schaap, est le fondateur de l’entreprise Luminen Inc., installée à Southfield, dans la banlieue de Detroit. Par ce geste, le chef d’entreprise souhaite servir de modèle et encourage les autres acteurs économiques à se joindre à son initiative. En effet, depuis que la ville a été déclarée en état de banqueroute, la collection du Detroit Institute of Arts achetée avec des fonds publics est menacée de vente. Seraient mis en vente 5% de la collection, dont la valeur est estimée entre 450 et 870 millions de dollars, selon la maison de vente aux enchères Christie’s. Gerald Rosen, le juge de district, a quant à lui, lancé un appel à des fondations et à de possibles riches mécènes afin d’obtenir d’autres sources financières.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE