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Pour sa 40e édition, la FIAC veut imposer sa vigueur

Magali Lesauvage 17 juillet 2013

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Ne semblant pas trop souffrir de la crise de la quarantaine, la FIAC n’aura jamais été autant parisienne et internationale à la fois, et poursuit cette année son exigence d’excellence dans la prospection des artistes à voir (et acheter). Avant-goût du rendez-vous donné fin octobre au Grand Palais.

Le Grand Palais pendant la FIAC © Clément Verger.

Rayonnante, Jennifer Flay, directrice de la FIAC, présentait mardi 16 juillet sur le toit des Galeries Lafayette (partenaire officiel depuis cinq ans) la 40e édition de la Foire Internationale d’Art Contemporain de Paris, qui aura lieu cette année du 24 au 27 octobre. On aurait pu s’attendre à un événement marquant cet anniversaire, mais il n’en sera rien. Pour Jennifer Flay, l’important est surtout « la continuité et la recherche d’excellence ».

Une FIAC plus internationale que jamais

On prend donc (quasiment) les mêmes et on recommence – même s’il faut compter environ 20% de galeries nouvelles, ou de retour au Grand Palais. De la nouveauté ? Pas la peine, répond en substance Jennifer Flay. La FIAC est bien assise sur son prestige, qui lui vaut de plus en plus de collectionneurs chaque année, originaires de pays de plus en plus divers (environ 45 nationalités sont représentées, dont une grande majorité d’Européens). Alors que certaines galeries prestigieuses ferment leurs portes (comme récemment Jérôme de Noirmont à Paris), la directrice de la FIAC précise que « le monde des galeries a changé : la prospective doit être constante, tout comme la réactivité ». Un contexte économique difficile, soi-disant, mais pas pour tout le monde : ainsi compte-t-on de plus en plus de galeries provenant de pays émergents , notamment cinq Brésiliennes et trois Mexicaines.

Mais le cœur de la FIAC reste Paris : 30 % des galeries sont françaises, et parmi elles, une seule, Pietro Sparta, n’est pas parisienne mais établie à Chagny, près de Dijon. Autres chiffres : sur les 182 exposants, 73 % sont européens, 25 pays sont présents, 33 galeries sont américaines (deuxième nationalité après la France). On retrouvera cette année les galeries de prestige présents depuis de longues années (Yvon Lambert, Gladstone, Paula Cooper ou Emmanuel Perrotin), mais aussi des plus jeunes qui tiennent la route, comme Jocelyn Wolff ou Valentin. Le secteur Lafayette, programme de soutien aux galeries émergentes, se poursuit, avec 10 participantes choisies par un jury, notamment les Parisiennes Crèvecœur et Semiose.

Parmi les nouveaux arrivants, on peut saluer des choix comme Jérôme Poggi, Catriona Jeffries (première galerie canadienne à la FIAC), ou de manière plus surprenante, Castillo/Corrales, librairie et lieu d’exposition à but non-lucratif. Une ouverture bienvenue, à condition, a précisé Jennifer Flay, « que la foire ne devienne pas trop grande et que son gigantisme ne nuise pas à la visibilité des galeries ».

Une FIAC disséminée dans Paris

Pas trop grande mais néanmoins en perpétuelle expansion, avec un programme hors-les-murs plus développé que jamais : cette année encore, des œuvres seront exposées aux Tuileries et au Jardin des Plantes (par Didier Faustino, James Lee Byars, Erik Dietman, Claire Morgan…), tandis que Barry Flanagan exposera un de ses lapins géants au Muséum d’Histoire naturelle, et Tasashi Kawamata investira la place Vendôme en plein travaux (colonne comprise). Un parcours sur les berges de Seine rive gauche est également en projet, et le Petit Palais, voisin discret du siège de la FIAC, accueillera la Welcome Parade de Jean Dubuffet.

Des performances d’Olaf Nicolai et Xavier Le Roy auront lieu au Louvre dans le cadre d’Ouvertures/Openings, et dans divers lieux (programme In Process), l’auditorium MK2 du Grand Palais accueillera des films, et le club de David Lynch, le Silencio, recevra des cartes blanches d’artistes tels Christian Boltanski ou Raymond Pettibon. Un programme d’une grande densité, qui établit une fois encore la période de la FIAC comme LA saison de l’art contemporain à Paris.

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