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Galeries à Paris : les expos à voir cet été

Magali Lesauvage 11 juillet 2013

C'est l'été, il fait beau, le rythme est ralenti, vous n'avez plus d'excuse pour ne pas aller visiter les expos dans les galeries parisiennes, errer de white cube en sous-sols ombragés (et faites vite, la plupart sont fermées au mois d'août). Parcours à la fraîche, de la projection de vidéos à l'expo de plantes vertes, de la rive gauche aux hauteurs de Belleville, en passant par l'incontournable Marais.

Vue de l'exposition © Photographie : Claire Dorn

. Charles Avery, It Means It Means!, galerie Emmanuel Perrotin (jusqu'au 27 juillet)

On se souvient avoir découvert Charles Avery dans une exposition incroyable au Plateau/FRAC Île-de-France, en 2010 : il y décrivait en vastes dessins et énigmatiques sculptures une île imaginaire, Onomatopoeia, peuplée de philosophes. Entre bande dessinée et fresque à l'ancienne, les œuvres que l'artiste écossais expose à la galerie Perrotin ont cette fois-ci pour cadre le musée de ce lieu fictif : exposition dans l'exposition, œuvres dans l'œuvre, signifié du signifiant.

Schema (Television), Color video transferred to DVD, sound, 2006 © Sean Snyder

. Bande à part – Band of outsiders, galerie Chantal Crousel (jusqu'au 27 juillet)

Une scène fameuse du film Bande à part de Jean-Luc Godard avait lieu dans la Grande Galerie du Louvre. C'est également pour célébrer les liens entre art et image en mouvement que la galerie Chantal Crousel propose une superbe sélection d'une trentaine de vidéos d'artistes (Jean-Luc Moulène, Claire Fontaine, Anri Sala, Melik Ohanian, Heimo Zobernig...), qui prennent pour thèmes la ville, la musique, la télévision, le football, etc. Choisissez l'heure la plus ardente de la journée, installez-vous dans la pénombre, zappez. Il y en a pour un certain temps.

Vue de l'exposition © Photographie : Marc Domage

. Elina Brotherus, Annonciation, gb agency (jusqu'au 20 juillet)

C'est, sans nul doute, l'une des expositions les plus bouleversantes de l'année. La photographe finlandaise Elina Brotherus y décrit dans une série d'autoportraits, de paysages et de natures mortes inspirés de la peinture classique, son calvaire de femme infertile attendant l'annonciation qui n'arrive jamais et « l'effondrement d'une vie future toute entière ». Âmes sensibles s'abstenir.

 Schéma-Infra, Acte dans, dessin © Olivier Agid

. Mais où est donc ornicar ?, galerie Les Filles du Calvaire (jusqu'au 27 juillet)

Inventer du sens aux objets, aux images et aux gestes, telles sont les intentions de la plupart des artistes. Ceux réunis par la commissaire d'exposition Dominique Abensour à la galerie Les Filles du Calvaire s'attachent à montrer l'écart entre le réel et sa représentation : images latentes et réactivées d'Isabelle Giovacchini, maquette du Bauhaus déformée par la perspective ou vue satellite à échelle 1 du lieu d'exposition par Alexandre Giroux, diagramme de performance par Elodie Brémaud. On en ressort désorienté – et c'est là le but.

Vue de l'exposition © JGM. Galerie

. Les Frères Chapuisat, Sanctus Sanctorum, JGM. galerie (jusqu'au 31 août)

Les frères charpentiers nous surprennent encore une fois. Après avoir investi de manière magistrale le LIFE de Saint-Nazaire (lire notre entretien), puis l'abbaye de Maubuisson, les Chapuisat rendent un hommage puissant et subtil à quatre artistes disparus récemment, Mike Kelley, Franz West, David Weiss et Cy Twombly. Une œuvre-relique de chacun est disposée dans une sorte de châsse pyramidale plongée dans la pénombre. Mystique et émouvant.

© Galerie Yvon Lambert

. Diogo Pimentão, Oblique Gravity, galerie Yvon Lambert (jusqu'au 30 juillet)

Pour sa première exposition personnelle dans la prestigieuse galerie de la rue Vieille-du-Temple, l'artiste portugais Diogo Pimentão, quarante ans, présente de vastes dessins monochromes et d'autres « en volume », réalisés lors de performances : le médium (le graphite) s'identifie au support, les deuxième et troisième dimensions se confondent, la surface de papier prend des allures de carrosserie métallique, le geste est la forme. Des œuvres tout en légèreté et en monumentalité.

© Galerie Almine Rech

. James Turrell, galerie Almine Rech (jusqu'au 27 juillet)

L'artiste américain James Turrell est actuellement à l'honneur dans son pays avec trois expositions magistrales (au LACMA de Los Angeles, au Museum of Fine Arts de Houston et au Guggenheim Museum de New York). Qui n'a jamais vu en vrai l'une de ses œuvres, expérimenté le vertige de l'une de ses installations ou éprouvé la beauté irradiante de son travail sur la lumière se doit de se rendre à la galerie Almine Rech. Un instant de poésie pure.

Virginie Yassef & Julien Prévieux, L’arbre, 2008 Film Super8 transferé sur DVD, 7’00’’ Édition de 4 + 2 E.A. © Galerie Jousse Entreprise, Paris et Galerie GP&N Vallois, Paris

. La Distance juste, galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois (jusqu'au 27 juillet)

Parlons d'amour, mais parlons-en bien, sans mièvrerie ni impudeur. C'est ce que parvient à faire Albertine de Galbert, commissaire de l'exposition La Distance juste à la galerie Vallois, avec des œuvres qui disent juste, comme cette vidéo de Virginie Yassef croquant un tronc d'arbre en compagnie de l'artiste Julien Prévieux, ces dessins intimistes de Marino de Caro ou ces photographies éblouies de Fredi Casco. Love is in the art.

Adrien Missika, Golden Horizon, 2013, Verre, aluminium, 200 x 1120 x 13 cm © Galerie Bugada & Cargnel

. Adrien Missika, Impressions botaniques, galerie Bugada & Cargnel (jusqu'au 27 juillet)

Dernier détour par Belleville et la galerie Bugada & Cargnel, où le jeune artiste Adrien Missika, dont on aime la poésie itinérante et l'iconographie tropicale, s'inspire de Raymond Roussel pour évoquer un voyage au Brésil sur les traces du paysagiste Roberto Burle Marx, inventeur du « jardin tropical ». Une exposition de plantes, rafraîchissant non ?

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