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Roy Lichtenstein, la déflagration pop

Magali Lesauvage 3 juillet 2013

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Cet été, le Centre Pompidou fait honneur à la peinture avec deux figures de l’art des années 1960 à 1980 : le Français Simon Hantaï et l’Américain Roy Lichtenstein. Le premier fut un grand représentant de l’abstraction, le second ne quitta (presque) jamais les rivages de la figuration, même s’il fut un véritable sorcier des images. Analyse de la méthode d’un artiste pop.

Roy Lichtenstein, Whaam!, 1963, Tate, purchased 1966 © Estate of Roy Lichtenstein New York/ADAGP, Paris, 2013.

« L’un de ses objectifs majeurs, c’est l’unification de l’image, la recherche du cliché ou de l’archétype », explique Camille Morineau, commissaire de l’exposition, dans un entretien donné au magazine Connaissance des arts. L’expo assez ramassée du Centre Pompidou (mais bien plus complète que celle de la Pinacothèque, en 2007, qui se concentrait sur les dernières années de l’artiste) donne à voir en quelques dizaines d’ œuvres la méthode Roy Lichtenstein : recyclage, abstraction, mise en abyme.

Recyclage

Parmi les images les plus connues de Roy Lichtenstein (1923-1997), sont les agrandissements de bandes dessinées. La légende voudrait que ce soit en réponse à un défi lancé par son fils qu’il peignit en 1961 sa première toile inspirée des comics, intitulée Look Mickey ! L’idée : recycler la culture pop pour la faire accéder au rang de l’art traditionnel. Les scènes de tension dramatique, notamment les sujets sentimentaux ou les nombreuses explosions, remplacent les scènes de genre et les peintures de bataille d’autrefois. Utilisant les codes de l’imagerie publicitaire (trait épais et couleurs criardes), il en neutralise l’agressivité commerciale.

Mais Lichtenstein inclut aussi dans la culture populaire les grands artistes de l’histoire de l’art – Delacroix, Manet, Matisse, Mondrian, Picasso… – dont il simplifie les formes avec ironie, s’inscrivant dès lors dans une démarche de dépassement post-moderniste.

Roy Lichtenstein, Still Life with Goldfish [Nature morte aux poissons rouges], 1972, collection particulière © Estate of Roy Lichtenstein New York/ADAGP, Paris, 2013.

Abstraction

Roy Lichtenstein va, comme l’analyse Camille Morineau, « simplifier certains sujets, en tirer un motif et le faire basculer vers une certaine forme d’abstraction ». Supprimer le sujet « pour que la peinture fonctionne », telle est la méthode du peintre. D’où cette technique picturale qui consiste à agrandir exagérément les points de trame d’imprimerie (les dots), pour faire disparaître le contour.

L’artiste américain bouscule les catégories artistiques, et pense le tableau comme objet : il peint des miroirs comme des compositions abstraites, « puisqu’un miroir ne fait que refléter ce qui se trouve devant lui », et réalise de véritables peintures sculptées à partir de motifs récurrents de l’art pictural, comme le bocal ou le chevalet.

Roy Lichtenstein, Artist’s Studio “The Dance” [Atelier d’artiste « La Danse »], 1974, The Museum of Modern Art, New York © Estate of Roy Lichtenstein New York/ADAGP, Paris, 2013.

Mise en abyme

Maître de l’ironie, Roy Lichtenstein fait apparaître dans ses peintures ses propres œuvres plus anciennes. L’autocitation lui permet de parvenir à une sorte d’aplatissement du sujet, de nivellement de la référence. Les leitmotiv qui scandent ses toiles (nu féminin, femme éplorée, plante verte, bocal aux poissons rouges…) se télescopent et s’interpénètrent pour former des ensembles où les formes et les reflets s’amalgament. Au fur et à mesure que l’on avance dans l’œuvre, la vision est diffractée, le point de focale se perd.

Puis, sur la fin, Lichtenstein se tourne vers le paysage et entame une série de tableaux inspirés de la peinture chinoise : allant vers l’épure, l’artiste ne se départit pas de sa méthode mécaniste. Dans ces toiles, il « ne rend pas une sorte d’hommage zen à la beauté de la nature, dit-il. Leur apparence est vraiment censée rappeler celle d’une version imprimée », mais on peut y voir une forme de mise en œuvre de la répétition au service de la méditation. C’est aussi la disparition du sujet, thème de la modernité comme de la philosophie zen.

ROY LICHTENSTEIN

03/07/2013 > 04/11/2013

Centre Pompidou

PARIS

Roy Lichtenstein, peintre majeur du Pop Art américain célèbre pour ses tableaux rappelant, en gros plan, des vignettes de bande dessinée...

Exposition terminée
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