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Les machines humaines d’Enki Bilal aux Arts et Métiers

Maxence Quillon 7 juin 2013

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Le musée des Arts et Métiers à Paris présente l’exposition Mécanhumanimal, avec une centaine de dessins d’Enki Bilal, et d’anciennes machines issues des collections du musée. 

Enki Bilal, Mécanhumanimal #03, 2013 (toile inédite) © Enki Bilal / Casterman

Le musée des Arts et Métiers accueille une centaine de planches originales, de dessins et de toiles conçues par Enki Bilal depuis les années 1970. Le créateur de BD et réalisateur jette sur le papier un univers foisonnant de science-fiction et Mécanhumanimal explore son œuvre « sous l’angle de la mécanique, de l’humain et de l’animal ». L’exposition offre une vision futuriste et souvent violente, où les hommes ont quelque chose de la machine et la machine de la bête.

Enki Bilal a souhaité entrecroiser cinq thèmes dans les deux salles principales où se déploie l’exposition : « Passions humaines », « Rêves de machines », « Conflits », « Animaux, monstres et hybrides », et « Planète ». Les visions de l’artiste mettent en scène les corps humains qui s’étreignent et se métamorphosent dans un univers graphique souvent inquiétant.

Pourtant, Mécanhumanimal conjugue une vision sombre du monde avec un humour que le mot-valise qui sert de titre à l’exposition, illustre. En face de ses œuvres, Enki Bilal expose des machines et vieux engins aux formes surprenantes, animales, qui dialoguent avec les êtres qui peuplent ses dessins. Plus encore, l’artiste s’en amuse en les affublant de noms et titres humoristiques qui leur confèrent une seconde vie, moins sérieuse. Ici, une vénérable machine à coudre sera rebaptisée « machine à découdre l’incohérence de la pensée » ; là, un projecteur de télécinéma des années 1940 devient un « appareil d’enregistrement objectif des conflits ». Le sourire vire même à l’humour noir, lorsqu’un miroir, devant lequel le visiteur s’arrête, se met à refléter une tête de mort.

Enki Bilal, Quatre ? (détail de la page 43) © Enki Bilal / Casterman

L’exposition Mécanhumanimal navigue ainsi entre gravité et humour, entre art et science, entre l’humain, le mécanique et l’animal. Elle rend hommage à l’œuvre d’un maître de la BD, lauréat du 14e Grand Prix du Salon international de la bande-dessinée d’Angoulême en 1987. Elle est aussi un témoignage discret porté au génie scientifique des hommes.

 

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