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Les experts au chevet du retable d’Issenheim

Maxence Quillon 30 mai 2013

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Le mercredi 22 mai, une équipe d’experts du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) a entamé une étude attentive du retable d’Issenheim, que la ville de Colmar conserve au musée Unterlinden. Cet examen approfondi devrait décider d’une éventuelle restauration.

Matthias Grünewald, Le Retable d’Issenheim, musée Unterlinden à Colmar, 1512-1516 © DR

Après une restauration avortée qui avait suscité la polémique en 2011, les chercheurs et restaurateurs du C2RMF ont commencé à scruter le retable d’Issenheim, ce chef-d’œuvre imposant du gothique finissant – 3,3 mètres de haut et 5,9 mètres de large – qui date des années 1512-1516.

Mondialement connue, cette œuvre monumentale est composée de onze panneaux de tilleul peints par Matthias Grünewald, qui s’ouvrent sur une partie sculptée par Nicolas de Haguenau. Son iconographie illustre la vie de Jésus ainsi que celle de saint Antoine l’Ermite, patron de l’ordre religieux des Antonins.

L’examen en cours se déroule en trois étapes, peut-on lire notamment dans le Journal des Arts : entre les 22 et 29 mai, les 3 et 5 juin et enfin les 18 et 21 juin, quinze spécialistes se pencheront sur le retable. Selon Anthony Pontabry, le directeur de l’équipe d’experts, l’œuvre qui a fêté ses 500 ans en 2012 est « en très bon état compte tenu de son histoire et de ses déplacements ». Il explique également qu’il s’agit d’identifier « un certain nombre d’altérations ou incidents disséminés sur la couche picturale, les lacunes, griffures, craquelures ».

A l’issue de ces travaux, un cahier des charges précis pourra être dressé qui permettra d’envisager la suite de la restauration. Les conclusions sont attendues par une commission composée du musée et du laboratoire du C2RMF pour novembre 2013. Les travaux, quant à eux, ne devraient pas commencer avant 2014, voire 2015.

En avril 2011, une convention de mécénat avait déjà été signée au musée Unterlinden pour la restauration du retable, estimée alors à 341 000 euros. Le coût se répartissait entre l’Etat et la Région, la Société Schongauer, la Fondation du patrimoine et des mécènes. Mais, on se souvient que ce projet de restauration avait avorté en août 2011 : le monde de l’art avait en effet dénoncé une opération hâtive, et, sur injonction du ministère de la Culture, le musée avait coupé court aux travaux et diligenté une étude préliminaire au C2RMF.

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