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Turner Prize 2013 : les nominés sont…

Maxence Quillon 23 mai 2013

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Le 25 avril dernier, la Tate Britain dévoilait les quatre nominés du Turner Prize, récompense décernée à un artiste contemporain depuis 1984. Et c’est le 2 décembre prochain que l’unique lauréat sera élu. Voici, en quelques mots, le bref portrait des quatre finalistes.

Le Turner Prize est un prix qui récompense un artiste contemporain, britannique ou vivant en Grande-Bretagne, âgé de moins de 50 ans. Il met en avant les œuvres qui utilisent notamment les nouveaux médias – vidéo ou installations – et n’a pas hésité, ces années passées, à promouvoir des artistes iconoclastes, tels que Damien Hirst et Anish Kapoor.

Laurence Prouvost, Wantee, 2013 © DR.

Cette année, l’une des nominés est une artiste française. Laurence Prouvost, née en 1978, vit et travaille en Grande-Bretagne depuis 14 ans. Elle a été sélectionnée notamment pour son installation vidéo Wantee, présentée à la Tate Britain. Elle propose une œuvre « surprenante et imprévisible », qui « combine un récit fort, des plans courts, des montages et un usage détourné du langage », a estimé le jury.

Tino Sehgal (au centre), avec des participants à l’une de ses performances à la Tate Modern © DR

Le plasticien germano-britannique de 36 ans Tino Sehgal a retenu l’attention grâce à ses performances à la Tate Modern. Son œuvre immatérielle se situe à la limite de l’art et consiste en des moments interprétés par des participants – comme par exemple des discussions entre des volontaires et des visiteurs. Le jury a estimé que sa création « testait les limites du matériau artistique et de la perception du public, d’une manière significative et nouvelle ».

David Shrigley, oeuvre présentée  au Glasgow International Festival of Visual Art 2010 © Ruth Clark

Mais le favori, selon le bookmaker William Hill, n’est autre que l’artiste écossais David Shrigley, né en 1968. Ce « farceur en série », selon l’expression d’artinfo.com, a présenté, lors de son exposition Brain Activity à la Hayward Gallery, des dessins, sculptures, photos et textes teintés d’absurde et qui révèlent « son humour noir et son intelligence macabre ».

Lynette Yiadom-Boakye, Inscription, 2010 © Jack Shainman Gallery

Et c’est enfin le travail de l’artiste ghanéenne Lynette Yiadom-Boakye, née en 1977, qui a séduit. Le Turner Prize existe depuis 29 ans et c’est la première fois qu’une femme d’origine africaine est ainsi sélectionnée. Dans son exposition Extracts and Verses à la Chisenhale Gallery, elle présente des peintures qui, selon la Tate, semblent traditionnelles mais n’en sont pas moins novatrices, et offrent des aperçus de la « Black life ».

Dès le 23 octobre prochain, les quatre finalistes exposeront leurs œuvres à Ebrington, en Irlande du Nord. Et l’heureux gagnant empochera, le 2 décembre, la somme de 25 000 livres (soit 29 500 euros).

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