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Mystérieuses Cités d’or : Esteban, Zia et Tao sont à Guimet

Laura Heurteloup 3 avril 2013

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A l’occasion de la sortie de la deuxième saison du dessin animé Les Mystérieuses Cités d’or, située en Chine, le Musée des arts asiatiques Guimet invite les personnages Esteban, Zia et Tao à investir les salles chinoises pour un voyage où les objets traditionnels du XVIsiècle côtoient des planches originales de leurs aventures. 

La première saison des Mystérieuses cités d’or diffusée en 1982 partait à la rencontre des civilisations du Nouveau Monde. Trente ans plus tard, Esteban, Zia et Tao, les trois inséparables amis, foulent les terres du Pays du Soleil Levant sur le dos de leur condor majestueux pour explorer la Chine de la dynastie Ming. L’occasion pour le musée Guimet, TFOU, chaîne de diffusion du dessin animé, et la société de production Blue Spirit Animation de créer une exposition dans les salles chinoises. Près de quatre-vingt pièces provenant des collections du musée font écho à des extraits vidéo et planches extraites des Mystérieuses cités d’or, ainsi que des panneaux explicatifs aux couleurs du dessin animé, introduits par Pichou, le perroquet. Au sol, un chemin de boussoles (invention chinoise) invite également les enfants à parcourir les objets traditionnels de la dynastie Ming (robes, mobiliers, cartes, céramiques…).

Robe dragon impériale (longpao ) non coupée à douze symboles. Dynastie Qing, époque Jiaqing (1796-1820), vers 1800-1820 Musée Guimet, Legs verbal Krishnâ Riboud, 2003 © RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris)/Thierry Ollivier

Malgré les vêtements simples et colorés portés par Esteban, Zia et Tao qui comme le précise le réalisateur Jean-Luc François, « sont issus de familles de pêcheurs et de paysans », le musée a souhaité présenter les plus belles pièces textiles de sa collection, riches de symboles et de fibres précieuses. Les robes occupent une part belle de l’exposition. Saisissantes par la richesse de leur exécution et des couleurs employés, elles étaient destinées aux empereurs et à leurs proches. La plupart des robes impériales sont intégralement recouvertes de représentations légendaires, véritables livres ouverts sur l’Histoire. La plus impressionnante de toute est sans nul doute la robe dragon impériale de la Dynastie Qing, époque Jiaquing (1796-1820). Non coupée, elle est présentée intégralement sur sa planche de tissu.

Avec l’empereur, seul le Dalaï Lama avait l’habitude de porter des étoffes richement ornées. La robe dragon étant réservée au monarque, le représentant bouddhiste porte un long et lourd manteau-cape de satin de soie broché et filé d’or, de sorte qu’une fois assis sur son trône, le tissu recouvre entièrement son corps, ne laissant dépasser que sa tête. Aujourd’hui, le Dalaï Lama est uniquement drapé d’un kesa, long morceau de tissu bordeau croisé sur l’épaule.

Quelques curiosités textiles attirent également l’attention comme un porte-bébé de 1930 cousu à la main. La tradition veut que chaque jeune femme brode un porte-bébé, pièce maîtresse du trousseau de mariage. Les couleurs et motifs de broderie sont différents en fonction du village. Une fois achevée, elle le porte à vide pour signaler aux hommes célibataires qu’elle est en âge de se marier et de procréer.

 

SUR LES TRACES DES MYSTÉRIEUSES CITÉS D'OR

27/03/2013 > 27/05/2013

Musée Guimet

PARIS

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Exposition terminée
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