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Jean-Luc Martinez, chef du département grec et romain, prend la tête du Louvre

Magali Lesauvage 3 avril 2013

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Jean-Luc Martinez, directeur du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre, le 31 août 2011 © Miguel Medina/AFP.

Les rumeurs allaient bon train depuis quelques semaines. Des plus fantaisistes – le nom de l’ancienne candidate à la candidature socialiste Martine Aubry a circulé pendant un temps – aux plus enthousiasmantes – notamment les derniers finalistes Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz, ou Sylvie Ramond, directrice du musée des Beaux-Arts de Lyon. Finalement Aurélie Filippetti, qui en off prétendait vouloir une femme à la tête du plus grand musée du monde, et François Hollande ont choisi comme nouveau directeur du Louvre une personnalité du sérail, un conservateur maison, un scientifique, archéologue et historien de l’art, peu connu du grand public mais cependant à la tête d’une collection prestigieuse.

Jean-Luc Martinez, 49 ans, est chef du département des antiquités grecques, étrusques et romaines – Vincent Pomarède, autre chef d’un grand département, celui des peintures, était aussi en lice, tout comme Sophie Macariou, des Arts de l’Islam. Le Monde rappelle son parcours relativement atypique dans un milieu muséal assez « conservateur », où les dirigeants de musées (du moins les plus anciens) sont généralement issus de familles bourgeoises. Jean-Luc Martinez a été élevé en Seine-Saint-Denis et y fait ses études, avant de passer l’agrégation d’histoire et de faire l’École du Louvre. Jeune archéologue, il intègre au début des années 1990 l’école française d’Athènes et participe aux chantiers de fouilles de Délos et Delphes. Professeur à l’IFROA (Institut français de restauration des objets d’art), à l’Université catholique de Paris et à Paris X-Nanterre, il devient conservateur du patrimoine assez tardivement, en 1997, et est recruté par le Louvre.

Un parcours assez foudroyant, donc, pour ce spécialiste de la Grèce antique, qui parle couramment le grec ancien comme moderne, publie prochainement un livre sur la Vénus de Milo et a été commissaire de diverses expositions, notamment une consacrée au grand sculpteur Praxitèle. Ce choix est relativement sage, et marque la volonté du président de la République de rester dans la continuité et de mettre non pas une « star » du milieu de l’art, mais un homme reconnu pour ses qualités scientifiques à la tête du Louvre. Une institution qui est non seulement le musée le plus visité au monde, avec 10 millions de visiteurs annuels, mais aussi un outil de diplomatie – voir les projets en cours de Louvre Abu Dhabi ou le Louvre-Lens (Jean-Luc Martinez y est commissaire de la Galerie du Temps). Son prédécesseur Henri Loyrette, en poste depuis douze ans (et dont nous dressions le bilan il y a quelques mois), devrait quitter ses fonctions le 14 avril et rejoindre le Conseil d’État. La décision du chef de l’État devait être annoncée ce matin en conseil des ministres.

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