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Le PAD : Art et Design à l’honneur aux Tuileries

Laura Heurteloup 28 mars 2013

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Le PAD, Paris Art + Design, réunit cette année au Jardin des Tuileries des curiosités internationales en matière d’art et de design. Du mobilier à incrustation d’inspiration Boulle en passant par des photographies graphiques et symétriques ou encore des écrans muraux aux motifs marins, cette foire est un havre de nouveautés. Avant-goût en image.

 Astrid Krogh, Mare tranquilitatis (La Mer de la tranquillité). Courtesy Galerie Maria Wettergren

Astrid Krogh s’est spécialisée, depuis le début de sa carrière de designer dans les années 1990, dans l’utilisation de la fibre optique qu’elle tisse pour en créer des tapisseries lumineuses aux couleurs changeantes. Pour Mare tranquilitatis, le jaune et le blanc sont les deux teintes phares dont l’intensité varie par projections alternées. Tels des cheveux d’ange, les fibres optiques en broussaille reposent par la souplesse et l’infinie délicatesse de leurs mouvements.

Jaume Plensa, Self-Portrait as HB 1, 2006. Courtesy Galerie d’art Moyoral, Collection privée

De renommée internationale, Jaume Plensa est un artiste de toutes les matières. Rien n’échappe à ses mains : fer, bronze, cuivre, résine synthétique, verre, albâtre, plastique, lumière, béton… Ses sculptures tantôt monumentales, tantôt plus intimes placent l’homme au coeur de la connaissance. A l’image du Penseur de Rodin, ses personnages asexués sont recroquevillés sur eux-même, en proie à la réflexion sur le monde qui les entoure. Jaume Plensa recouvre la plupart de ces œuvres, comme ici avec cet autoportrait, de lettres capitales.

Valentin Loellmann, Les meubles M.&Mme. Courtesy Galerie Gosserez.

Au premier coup d’oeil, on se croirait à la Gaîté Lyrique en plein cœur de l’exposition Monstres de mode. Et pour cause, le jeune designer Valentin Loellmann a déjà mis sa touche artistique à un défilé, intitulé The Clash Project. Il avait proposé à une des mannequins d’y porter en guise de robe un de ses meubles Mme. Juché sur leurs longues pattes effilées, le couple de créatures est sa première création du jeune designer allemand de 29 ans.

Eberhard Grames, Livreurs de charbon, Allemagne de l’Est, 1990 © Eberhard Grames. Courtesy Armel Galerie.

Après la chute du mur de Berlin en 1989, l’Allemagne de l’Est se révèle au monde comme une terre abandonnée, peuplée d’hommes et de femmes qui survivent dans ce paysage blessé par les conflits. Pendant plus d’un an, le photographe allemand Eberhard Grames a parcouru l’Est poussant son périple jusqu’en Russie et Roumanie. De cette longue série, il a extrait des clichés vivifiants reflétant le rude quotidien d’une population en mal de reconnaissance. Ces huit livreurs de charbon dont l’histoire d’une vie est tatouée sur leur corps noircis semblent figés dans le temps.

Yang XiaoJian, Mon numéro de téléphone, encre sur papier de riz. Courtesy Galerie Françoise Livinec.

L’artiste chinois Yang XiaoJian déstructure les idéogrammes pour en changer le sens et leur donner une valeur artistique contemporaine. Depuis son atelier à Shanghai, qu’il a baptisé Blacksight, il travaille l’encre noir sur du papier de riz comme le faisaient ses ancêtres pour l’étude de la calligraphie, à la seule différence que les formes et l’épaisseur des traits renvoient à une adaptation et un regard neuf sur un patrimoine qu’il souhaite transmettre. Il ne manque pas, à l’occasion, d’ajouter sur ses toiles quelques petites pointes d’humour comme ici avec son numéro de téléphone peint grossièrement de haut en bas. Quelques visiteurs ont semble-t-il déjà essayer de l’appeler.

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