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Marcel Breuer, architecte et designer à géométrie variable

Laura Heurteloup 8 mars 2013

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Après Henri Labrouste, la Cité de l’architecture et du patrimoine consacre jusqu’au 17 juillet une rétrospective à Marcel Breuer (1902-1981), retraçant ses plus grandes créations de designer et d’architecte. Un artiste complémentaire dont les réalisations magistrales s’imposent dans le paysage comme des vaisseaux lumineux et épurés. Portrait.

D’abord le design

Marcel Breuer, Wassily, modèle B3, Collection Vitra Design Museum. Vue de l’exposition Marcel Breuer à la Cité de l’architecture et du patrimoine, 2013.

Depuis son apprentissage dans les ateliers de l’école allemande du Bauhaus, où il fait ses premiers pas en tant que designer, jusqu’à sa mort en 1981, Marcel Breuer a su combler toutes ses envies créatives et répondre aux évolutions industrielles qui s’imposaient. De son travail de designer, il faut retenir les tubes d’acier pliés qu’il utilise dès les années 1920 et qui deviendront sa marque de fabrique.

Il en fait un matériau à la mode qui révolutionnera les assises : ainsi Wassily – en hommage à Kandinsky –, la chaise Breuer par excellence, composée de tubes d’acier chromés et de tissus de coton glacé qu’il crée en 1925. De forme simple, ce modèle, dit B3, signera le début d’une longue série, toujours dans la recherche du confort et de la modernité, qui passera par l’appropriation de nouvelles matières comme le contreplaqué (la chaise longue Isokon), le bois massif et l’aluminium (chaise longue modèle 1096). Un mobilier original exposé à la Cité de l’architecture (et dans lequel on regrette presque de ne pouvoir s’asseoir), dans une première partie chronologique consacrée au design, enrichie de croquis et de photographies.

L’architecture, une seconde nature

Une maquette du Whitney Museum of American Art à New York. Vue de l’exposition Marcel Breuer à la Cité de l’architecture et du patrimoine, 2013.

Au centre de la vaste salle, une dizaine de maquettes, accompagnées de leurs plans, illustrent la carrière architecturale de Marcel Breuer. Elle débute dans les années 1930, lorsqu’il décide d’émigrer à Londres, où il fonde un cabinet avec Walter Gropius, puis aux Etats-Unis. Enseignant à Harvard, il va vite troquer sa craie contre une mine fine d’architecte.

Marcel Breuer se crée une identité architecturale propre basée sur les formes géométriques primitives, héritées du Bauhaus, comme le triangle, le carré, le trapèze, le nid d’abeille et le rectangle. Des maisons particulières (Villa Sayer à Glanville) aux résidences HLM, en passant par les bâtiments institutionnels (siège de l’UNESCO à Paris) ou religieux (Abbaye de Collegeville), Breuer va s’imposer comme un bâtisseur de forteresses. Les volumes à angles droits sont massifs et envahissants. Tels des vaisseaux impénétrables, ils sont comme des excroissances de pierre dominant le paysage, visibles à des kilomètres à la ronde.

Le Whitney Museum of American Art de New York est un parfait exemple des caractéristiques de l’architecture Breuer : une accumulation de quatre rectangles couchés en gradins – une de ses spécialités –, et quelques ouvertures en relief en forme de trapèzes, de tailles inégales parsemées au hasard sur les façades. Tel un bunker sorti de terre pour envahir l’espace, ce musée à grande échelle est devenu un symbole de la ville.

Bien qu’imposantes, les réalisations de Marcel Breuer s’intègrent à leur environnement pour créer un ensemble uniforme. La station de sport d’hiver de Flaine, inaugurée dans les années 1970, s’accorde parfaitement avec la roche qui lui sert de nid. Pariant sur la redondances des éléments, il y applique l’un de ses grands principes : « L’architecture doit créer des formes qui supportent  la répétition ». Les immeubles de la station sont une accumulation de récidives architecturales, telle une cellule observée au microscope. À l’instar de l’architecture des HLM, dont il sera l’un des maîtres d’œuvre (par exemple la résidence Breuer à Bayonne), Marcel Breuer parie sur la sobriété, la simplicité, l’équilibre et l’efficacité des formes. Un modernisme strict dont l’héritage n’a pas toujours été interprété avec subtilité…

Breuer appliquait à l’architecture les principes esthétiques que Mondrian appliquait à la peinture. À bien y regarder, la Geller House de Long Island ne serait-elle pas une interprétation en verre et béton de Composition en rouge, jaune, bleu et noir, enchevêtrement  de cubes de tailles inégales ?

MARCEL BREUER

20/02/2013 > 17/07/2013

Cité de l’architecture et du patrimoine

PARIS

Architecte et designer, Marcel Breuer (1902-1981) se classe parmi les créateurs les plus importants et les plus influents du XXe siècle. E...

Exposition terminée
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