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La France loue l’Olympia de Manet

Magali Lesauvage 28 février 2013

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Edouard Manet, Olympia, 1863, Paris, musée d’Orsay.

« C’est une obsession de tout historien d’art de réunir ces deux chefs-d’œuvre, dont l’un a servi de modèle à l’autre », affirme Guy Cogeval. Le président du musée d’Orsay déclare ainsi son excitation à l’AFP, à l’idée de voir réunis prochainement deux tableaux illustres au Palais des Doges de Venise : la Vénus d’Urbino du Titien (1538) et l’Olympia de Manet (1863).

« À titre exceptionnel, et pour la première fois, ajoute-t-il, j’ai demandé le consentement du président de la République pour prêter l’Olympia qui appartient au patrimoine de la France. J’avais déjà l’accord de la ministre de la Culture, mais j’ai voulu écrire également au président de la République, qui m’a donné une réponse positive ». Et le patron d’Orsay de se réjouir de ce « prêt exceptionnel », qui sera accompagné de 23 autres peintures, notamment Le Balcon, et une petite vingtaine de dessins, confrontés à des œuvres de la Renaissance par Carpaccio, Titien, Lotto…

Une bien belle exposition en perspective, si ce n’était l’annonce, précise le Figaro,  d’une « contrepartie financière non précisée ». Un prêt payant, donc, soit en d’autres termes, une location. La pratique n’est pas nouvelle, et est déjà connue dans les musées anglo-saxons – en 2006, le « loan fee » avait fait, à l’occasion du prêt payant d’œuvres du Louvre au High Museum d’Atlanta, l’objet d’une violente critique de la part de personnalités de la culture, notamment Françoise Cachin, ancienne directrice des musées de France, et même de Philippe de Montebello, directeur du Metropolitan Museum de New York.

Les musées, même les plus importants comme le musée d’Orsay, sont en difficultés. Leur budget stagne, voire baisse, quand les coûts de fonctionnement sont en constante augmentation. Mais le mécénat est une solution qui semble porter ses fruits. La location d’œuvres, qui jusqu’à présent était quasi tabou – le prêt gratuit est la condition tacite pour que les œuvres puissent circuler de petits à grands musées, dans une sorte de collaboration cordiale – est le signe que l’on passe à une autre étape dans la gestion des musées. Celle de la recherche de la rentabilité à tout prix, et de l’usage des collections contre monnaie sonnante et trébuchante. Faire valoir l’approbatur du chef de l’Etat ne la rend pas plus honorable.

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