Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_cercle_2 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_4 PICASSO – GIACOMETTI

04/10/2016 > 05/02/2017

Musée Picasso - PARIS

LA NEWSLETTER

Les Anglais mettent un point final à la tapisserie de Bayeux

Laura Heurteloup 27 février 2013

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Sur l’île d’Alderney, au large de Cherbourg, un groupe d’Anglais passionnés, mené par Kate Russell, conservatrice de la bibliothèque locale, a décidé de compléter la tapisserie de Bayeux, dont il semblerait qu’il manque une partie. Après un an de travail minutieux, ils ont enfin révélé le résultat de leur projet ambitieux.

Détail de la tapisserie réalisée par les 416 Anglais de l’île d’Alderney © ILONA SOANE-SANDS.

Lorsqu’elle visite le musée de la tapisserie de Bayeux (en réalité la tapisserie est techniquement une broderie, dite de la reine Mathilde) pour la première fois, la New-Yorkaise Kate Russell a une révélation. Elle recouvre alors les murs de sa maison de l’île d’Alderney de reproductions, avec une seule idée en tête : terminer cette fresque brodée, restée inachevée depuis sa confection en 1066, suite à la bataille d’Hastings. Sur les 2400 habitants de ce territoire anglo-normand, elle réussit à en convaincre 416 de la suivre dans le projet ambitieux de mettre un point final à cette représentation de la conquête de l’Angleterre par le duc de Normandie. Ce récit historique, relaté sur près de 68 mètres de toile de lin, et inscrit au Registre Mémoire du monde de l’UNESCO en 2007, est un témoignage unique par la richesse de son iconographie (58 scènes, 626 personnages, 202 chevaux, 37 édifices…), illustrant la vie au Moyen-âge, en particulier au XIe siècle.

Selon Sylvette Lemagnen, conservatrice en chef du musée de la tapisserie de Bayeux interrogée par Le Point, « de par le monde, d’autres avaient déjà essayé » de se risquer à l’achèvement de cette œuvre mythique. Se basant sur le livre The Bayeux Tapestry Embroiderers Story écrit par Jan Messent et publié en 2011, Kate Russell a choisi de broder le couronnement de Guillaume le Conquérant, devenu William 1er roi d’Angleterre le 25 décembre 1066, mais il est impossible de certifier qu’il s’agisse bien de la scène finale. Après un an de travail de broderie réalisé par des mains habiles et minutieuses, dont celles du Prince Charles et son épouse Camilla qui ont participé à la confection en juillet dernier, Kate Russell et ses acolytes exposeront leur œuvre participative au musée de l’île en avril prochain. En ce qui concerne une éventuelle exposition à Bayeux, l’Américaine de 71 ans garde la tête froide, confiant au Monde : « Pas question évidemment que les nouvelles scènes soient rattachées à l’ouvrage historique, mais si elles pouvaient se trouver dans le même bâtiment, ce serait formidable ».

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE