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Centre Pompidou - PARIS

Cinq nuances d’Eileen Gray, designer

Magali Lesauvage 19 février 2013

Le Centre Pompidou présente la première grande rétrospective en France d'Eileen Gray, designer, décoratrice, architecte. Une artiste de son temps, à (re)découvrir en images pour 5 (bonnes) raisons.

En 2009, un fauteuil en cuir et bois laqué signé Eileen Gray, dit Fauteuil aux dragons, était vendu 21,9 millions d'euros chez Christie's, à l'occasion de la vente de la collection Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, faisant de lui l'un des meubles les plus chers du monde. Un prix invraisemblable qui s'explique par la belle cote de l'Art déco, mais aussi la rareté des objets d'Eileen Gray disponibles sur le marché (à titre de comparaison, une toile abstraite de Mondrian partait pour un prix équivalent lors de cette même vente Bergé-YSL).

L'exposition que lui consacre aujourd'hui le Centre Pompidou confirme l'importance d'Eileen Gray, qui a disparu quasi centenaire en 1976, parmi les créateurs majeurs du XXe siècle. Pourtant, la créatrice irlandaise est loin d'être aussi connue que Mondrian... Voici, en images, 5 raisons de mieux faire connaissance avec Eileen Gray.

Eileen Gray incarne l'Art Déco

Eileen Gray, Fauteuil Sirène, circa 1919, bois laqué, velours © photo : Anthony DeLorenzo.

Du moins à ses débuts, dans les années 1910. La jeune Eileen Gray, installée à Paris depuis 1902, dessine des paravents ornés de dragons et des fauteuils parés de sirènes, utilise le laque sombre aux reflets profonds, dessine des objets japonisants d'une grande délicatesse. Le symbolisme y est toujours latent, la forme n'est pas encore débarrassée du décor.

Eileen Gray réhabilite l'usage du laque

Eileen Gray, paravent en briques, 1919-1922, bois laqué noir, collection particulière, courtesy Galerie Vallois, Paris © photo : Vallois-Paris-Arnaud Carpentier.

Eileen Gray ouvre la galerie Jean Désert en 1922, rue du Faubourg Saint-Honoré. Elle y vend notamment des objets réalisés en laque, technique apprise pendant ses études d'art à Londres, et perfectionnée à Paris auprès d'un artisan laqueur japonais, Seizo Sugawara. Grâce aux architectures d'intérieur de Gray, le noir devient une couleur décorative à part entière.

Eileen Gray réconcilie modernisme et confort

Eileen Gray, cabinet à tiroirs pivotants, 1926-1929, bois peint, mobilier provenant de la villa E 1027, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris © Centre Pompidou/photo : Jean-Claude Planchet.

Dans la tradition des Arts & Crafts de William Morris, Eileen Gray souhaite concilier forme moderne et confort, beau et agréable. Elle se détourne rapidement de l'Art Déco, qu'elle qualifie de « monstruosité », pour aller vers l'épure, l'abstraction à la De Stijl, le Gesamtkunstwerk (œuvre d'art totale) et le fonctionnalisme (notamment par son mobilier à structure en acier tubulaire). Ses meubles sont de véritables petites architectures autonomes, légères et délicates.

Eileen Gray conçoit des villas de rêve

Eileen Gray et Jean Badovici, Villa E 1027, vue du salon, photographie rehaussée au pochoir, 1929, in L’Architecture vivante, 1929.

Eileen Gray a bâti trois villas. La plus célèbre d'entre elles, conçue à partir de 1926 avec l'architecte Jean Badovici, est la E 1027 à Roquebrune-Cap-Martin, en bord de Méditerranée. Le schéma est simple et suit la course du soleil : un axe vertical, des plans horizontaux, une pièce principale distribuant les pièces secondaires. Les principes de vie de Gray et Badovici le sont aussi : travail, sport, hospitalité. Le rêve moderne.

Eileen Gray promeut l'architecture sociale

Eileen Gray, fauteuil transat, 1926-1929, sycomore verni, acier nickelé, cuir synthétique, mobilier provenant de la maison E 1027, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris © Centre Pompidou/photo : Jean-Claude Planchet.

Cet aspect, peu présent dans l'exposition du Centre Pompidou, fait pourtant partie de la grande modernité d'Eileen Gray. Dès les années 1930, cette femme de gauche, membre fondateur de l'Union des artistes modernes, s'intéresse au logement social. Elle invente la Maison minimum à partir d'une structure modulable et démontable, imagine, dans la foulée des congés payés de 1936, un centre de vacances. Chez Eileen Gray, l'utile n'est jamais très éloigné du beau.

EILEEN GRAY

20/02/2013 > 20/05/2013

Centre Pompidou

PARIS

À travers une sélection d’œuvres, de pièces de mobilier, de photographies, de maquettes et de documents réunis de façon inédite, ce...

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