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L’Origine du monde a retrouvé sa tête

Magali Lesauvage 7 février 2013

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Événement : le sexe de L’Origine du monde aurait une tête. C’est ce qui résulte de l’enquête exclusive publiée aujourd’hui par Paris Match. Explications.

Page intérieure de Paris Match daté du 7 février 2013.

Oui, la peinture suscite encore les passions ! Elles sont une poignée de toiles comme cela, à défrayer la chronique régulièrement : Joconde en tête, bien sûr, mais aussi Noces de Cana, Cri de Munch, Guernica de Picasso… L’Origine du monde de Courbet en fait partie, en raison non seulement de son motif (une étude, le titre actuel a été donné a posteriori), mais aussi de son histoire : le tableau est une commande d’un diplomate turc pour son cabinet érotique privé, puis passa chez un collectionneur hongrois à Budapest, avant d’être acquis en 1955 par le psychanalyste Jacques Lacan et son épouse Sylvia Bataille, qui le dissimulent derrière un double fond, puis donné par dation à l’Etat français en 1995, et exposé au musée d’Orsay.

C’est donc sous la forme d’un « scoop mondial exclusif » que l’hebdomadaire Paris Match présente la découverte qu’aurait faite un amateur du peintre : celle de la tête, visage renversé en arrière, lèvres entrouvertes et chevelure brune, correspondant au sexe féminin cadré dans L’Origine du monde. Il s’agirait, comme on le soupçonnait déjà, de Joanna Hiffernan, dite Jo, jeune femme irlandaise que Courbet a peinte à plusieurs reprises. La petite toile a été acquise en 2010 pour 1400 euros chez un antiquaire parisien. L’acheteur se rend alors compte que la toile a été précédemment découpée, et la fait expertiser comme une œuvre originale de Gustave Courbet, après que celle-ci ait subi radiographie, rayons X, spectrométrie infrarouge et chromatographie.

Gustave Courbet, L’Origine du monde, 1866, Paris, musée d’Orsay.

Selon Paris Match, « les pigments, la couche brune des contours, le tissu de la toile de lin, composé de 14 × 15 fils au centimètre carré, l’écartement des poils du pinceau, la longueur des coups de brosse… tout correspond point par point à L’Origine du monde ». Pour Jean-Jacques Fernier, auteur du Catalogue raisonné de l’œuvre de Courbet (dont le tome III paraîtra à l’automne) : « Si on lui fout un visage, ça n’a pas d’intérêt », suggérant que l’image de cette femme aux jambes écartées serait plus choquante si elle était individualisée, et qu’elle perdrait ainsi son mystère. D’autres parties du corps restent encore à trouver, l’enquête continue.

Voir ses explications et le montage réalisé par Jean-Jacques Fernier :

MàJ : le Figaro publie ce même jour un article contredisant catégoriquement la théorie émise par Paris Match et Jean-Jacques Fernier, ainsi qu’un entretien avec Hubert Duchemin, marchand et expert, qui qualifie l’attribution de la tête de femme à Courbet de « foutaise ».

 

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