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L’avenir du patrimoine culturel malien inquiète l’UNESCO

Laura Heurteloup 25 janvier 2013

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En juin 2012, à Tombouctou, au nord-ouest du Mali, les islamistes du groupe armé Ansar Dine ont détruit des mausolées soufi classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Depuis, et au regard des conflits qui persistent et s’intensifient ces dernières semaines, la directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour la science, l’éducation et la culture lance un appel à la protection du patrimoine malien.

Site de Djenné au Mali © DR

Le 10 janvier dernier, les rebelles ont franchi la ligne virtuelle de démarcation entre le Nord et le Sud du Mali, augmentant la tension entre les deux territoires maliens. Le lendemain de l’attaque, le gouvernement français lançait une intervention militaire dans le cadre de l’opération Serval à la demande du gouvernement intérimaire malien et avec l’accord du Conseil de sécurité de l’ONU. Depuis ces évènements qui intensifient le conflit en Afrique de l’Ouest, Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, est inquiète pour le patrimoine culturel malien qui subit les conséquences des actions militaires et civiles.

Mardi 15 janvier, elle a lancé un appel aux forces militaires françaises et maliennes sur place, invoquant la Convention de la Haye pour la protection des biens culturels en situation de conflit, qui interdit la destruction ou la détérioration de biens culturels, notamment lors des raids aériens et interventions terrestres. Depuis juin 2012, et la dégradation du patrimoine classé à Tombouctou (neuf mausolées avaient été profanés, dont deux  faisaient partie de la mosquée la plus importante de la ville), l’indignation locale et internationale règne, « contribuant à faire prendre conscience de la situation critique de la population », a souligné la directrice dans un communiqué de presse, ajoutant que « la protection du patrimoine culturel est un élément essentiel de tout effort durable pour la construction de la paix et le respect des droits humains ».

Le Mali compte en tout quatre sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, véritables joyaux architecturaux et interculturels : Tombouctou, composé de trois grands mosquées et seize mausolées ; le tombeau des Askia comprenant une tombe pyramidale, deux mosquées à toit plat, le cimetière et l’espace des assemblées ; le site de Djenné une des villes les plus anciennes d’Afrique subsaharienne ; les falaises de Bandiagara, un des sites les plus imposants d’Afrique de l’ouest. Ces trésors patrimoniaux, symboles de transmission d’une histoire commune, sont « un pilier de la reconstruction de la paix et de la société au Mali ».

Pour aider les forces militaires à les protéger, l’UNESCO a mis à la disposition des états-majors des éléments topographiques, des brochures d’informations descriptives de chaque site pour les soldats,  transmises également aux travailleurs humanitaires sur place. Un fonds de soutien ouvert à tous a également été mis en place en 2012 pour financer d’éventuelles opérations de prévention et de restauration, le « compte spécial pour la sauvegarde du patrimoine mondial au Mali », toujours en ligne.

 

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