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Aurélie Filippetti : « Je veux un ministère sobre, mais efficace »

Magali Lesauvage 24 janvier 2013

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La ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti présentait ce matin rue de Valois ses vœux à la presse. Vœux chastes où il fut question de nouveau pacte, de sobriété et de réaction à l’« affaissement du surmoi culturel ».

Aurélie Filippetti lors de ses vœux à la presse, dans les salons du ministère de la Culture et de la Communication, le 24 janvier 2013.

Devant une salle comble de journalistes et de responsables culturels de tous horizons (cinéma, édition, télévision, musées, musique, etc.), Aurélie Filippetti a fait jeudi 24 janvier le (court) bilan de l’action qu’elle a menée depuis sa nomination en mai 2012, et donné les grandes lignes de son programme. Nous reprenons ici les principaux extraits de son discours consacrés à l’art, aux musées et au patrimoine.

Parmi les orientations engagées, Aurélie Filippetti a rappelé l’importance de choix budgétaires forts, « pas seulement négatifs » : sous-entendu, la réduction du budget de la Culture ne doit pas faire oublier l’accent mis sur la diffusion et la communication de l’art et de la culture auprès du public. Autre engagement : préserver les outils, notamment la loi sur le mécénat de 2003. Instaurer, ensuite, un nouveau dialogue avec les collectivités locales, en complémentarité avec l’action du ministère, et valoriser le patrimoine, notamment grâce à la préparation d’un livre blanc sur l’archéologie préventive.

La ministre a ensuite souligné que la politique de grands équipement culturels menée par ses prédécesseurs n’était pas une nécessité : « La logique de l’offre a été pensée à l’excès. Je veux un ministère sobre mais efficace », a-t-elle affirmé. Grande priorité : l’éducation artistique et culturelle, pour laquelle un comité de consultation nationale est présidé par l’écrivaine Marie Desplechin, et qui devrait aboutir à un programme précis, en concertation avec Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale. « Je ne promets pas de construire une nouvelle pyramide du Louvre, a ajouté Aurélie Filippetti, mais une petite pyramide dans la tête de chaque enfant. » La télévision, via le service public et France Télévisions, devrait jouer un rôle majeur, comme « pratique la plus populaire ».

Ont ensuite été énumérés les grands chantiers : en ce qui concerne le patrimoine, « matière populaire qui nécessite une adaptation », elle a évoqué une grande loi sur le patrimoine pour 2013. Soulevant diverses questions,  la création doit donner lieu à une loi d’orientation sur la base de la concertation, où devraient notamment être abordés les aspects économiques, l’équité territoriale, le parcours professionnel des artistes, les nominations aux grandes institutions, la place des femmes, la valorisation des écoles d’art… L’acte II de l’exception culturelle, vaste sujet qui outrepasse tous les domaines, doit amener à une régulation des industries culturelles.

« Le ministère de la Culture ne doit pas être un huis clos, la culture ne doit pas être un luxe », a souligné Aurélie Filippetti, rappelant l’opération Musées populaires, musées solidaires réalisée avec des associations, et la volonté de « faire circuler les œuvres et les collections dans les lieux publics », mais aussi d’« utiliser l’espace public numérique ». Enfin, la ministre a conclu ses vœux par une phrase assez énigmatique : « Il y a un affaissement du surmoi culturel, mais l’artiste doit avoir toute sa place dans la société ». Sous-entendu, peut-être, que l’art et la culture doivent de nouveau faire autorité dans notre monde – une vision étatique quelque peu effrayante.

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