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Les Archives nationales, vaisseau-amiral de la mémoire française

Laura Heurteloup 21 janvier 2013

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Ouvert au public à partir du lundi 21 janvier, le nouveau site des Archives Nationales, situé à Pierrefitte-sur-Seine, est un vaisseau à l’architecture majestueuse. Considéré comme le plus grand bâtiment d’Europe dédié à la mémoire, il répond aux contraintes de collection, de conservation et de communication des archives dans une esthétique futuriste tournée vers l’avenir. Visite.

Le nouveau site des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine.

Les Archives nationales ont ouvert les portes de leur troisième site à Pierrefitte-sur-Seine aujourd’hui, lundi 21 janvier, en complément de ceux de Fontainebleau et Paris. Elles s’agrandissent pour offrir à leurs visiteurs et aux archives des conditions uniques de collection, de conservation et de communication. Logés dans une enceinte monumentale, véritable coffre-fort de verre, les documents précieux qui constituent l’Histoire d’une nation sont sous haute protection.

Confiée au cabinet Massimiliano et Doriana Fuksas, après un concours réunissant cinq bureaux d’architectes, la construction des Archives nationales répond à un cahier des charges très précis, réunissant toutes les caractéristiques indispensables au fonctionnement logistique et humain du bâtiment. Le site de Pierrefitte-sur-Seine, d’une surface totale de 60 000 m², est conçu en deux espaces qui dialoguent via des passerelles suspendues. Un satellite de verre, le plus visible, abrite les espaces de travail (bureaux administratifs et ateliers) et de lecture, bercés par une luminosité naturelle émanant de grandes ouvertures donnant sur un espace paysagé par Florence Mercier. Portée par la figure du losange qui court le long des façades extérieures en aluminium, l’architecture du site semble léviter au-dessus de bassins aux reflets aléatoires, surplombés par une sculpture de l’artiste Antony Gormley.

En second plan, le bâtiment-coffre imposant et massif, classé immeuble de grande hauteur, protège 360 kilomètres de rayonnage dont 100 sont aujourd’hui occupés. Impressionnant par sa taille, il l’est d’autant plus par ses vastes magasins de conservation (220 répartis sur onze niveaux) en béton. Au rez-de-chaussée, la salle de lecture de 300 places, sans cloisons, permet une libre circulation de la lumière, baignant l’espace d’une clarté naturelle exceptionnelle.

Les passerelles entre le bâtiment satellite et le coffre surplombent la sculpture d’Antony Gormley.

Considéré comme le plus performant de France grâce son inertie thermique et son système inédit de brumisation en cas d’incendie (notons qu’une salle de sport au rez-de-chaussée permet aux pompiers de Paris présents 24h/24 de s’entraîner) , le bâtiment principal des Archives renferme quelques trésors politiques dont le discours d’adieu écrit par Valérie Giscard d’Estaing se clôturant par le fameux « Au revoir », les dossiers envoyés par les conseillers de la République à François Mitterrand, annotés de sa main, ou encore les originaux des lois de la Révolution française, accompagnés du sceau royal.

L’équipe des Archives ainsi que l’agence Fuksas n’attendent plus que la venue d’un public nombreux qui saura profiter des actions culturelles proposées (expositions, concerts, théâtre, lecture …), prendre possession de cet espace majestueux mais surtout participer à la transmission d’un chapitre de l’Histoire de France. À cet effet, le site de Pierrefitte est exceptionnellement et gratuitement ouvert au public du 21 janvier au 3 février avec une série de visites, projections, animations… (voir le programme).

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