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La Cité du cinéma : un Beaubourg du 7e art à Cannes

Laura Heurteloup 17 janvier 2013

C’est l’annonce qui ravit le septième art. Bernard Brochand, député-maire de la ville de Cannes, a confirmé le projet de construction d’une Cité du cinéma en lançant un appel aux investisseurs le 14 janvier dernier. Qu’en est-il vraiment ?

Le Palais des Festivals à Cannes © REUTERS.

Alors que les Golden Globes 2013 annonçaient leurs lauréats le 13 janvier dernier à Beverly Hills, au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, Bernard Brochant, député-maire (UMP) de la ville de Cannes se préparait à confirmer le projet ambitieux, mais tant attendu, d’une Cité du cinéma sur la terre d’accueil du Festival de Cannes, qui a lieu chaque printemps depuis soixante-cinq ans.

Annoncée lors de ses vœux au Cannois le 14 janvier dernier, cette nouvelle fait la fierté de toute une ville. Pour Bernard Brochand, ce projet « devra privilégier l'émotion et la féerie qu'inspirent le Festival, les stars et les auteurs, accompagner la nostalgie et l'attachement aux idoles intemporelles du grand écran. Et proposer une visite à la carte, privilégiant l'interactivité et la découverte » (Nice Matin). La mairie souhaite une architecture unique au monde, un « ensemble original et créatif » qui « contribuera à lui seul à la renommée internationale du projet, à l’image de l’Opéra de Sydney, du Musée Guggenheim de Bilbao ou encore du Metropolitan Opera de New-York » (Libération Next).

D’envergure internationale, ce futur « Beaubourg du cinéma » de 12 à 15 000 m², construit sur un terrain de 24 000 m², se situera à La Bocca, dans la partie ouest de Cannes, en bord de mer, face à la Villa Rothschild-médiathèque de Noailles. Cette Cité du cinéma accueillera non seulement des espaces d’exposition permanente et temporaire, mais également des salles de projections, de documentations et d’archives, une librairie, une zone commerciale et hôtelière. La municipalité espère que ce complexe, qui devrait atteindre les 400 000 visiteurs par an, deviendra une référence en matière de cinéma, une source intarissable de mémoire mais également un centre névralgique de cultures et de pratiques cinématographiques.

En attendant le nom du concessionnaire (et de l'architecte) qui devrait être annoncé lors du prochain festival (du 15 au 26 mai), les dossiers de candidature sont à retourner à la mairie avant le 1er mars. Un beau défi qui pourrait redorer le parpaing de certains Gérards de l'architecture. À bon entendeur.

 

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