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À Paris l’art prend le tram pour « contribuer à une vie sociale apaisée »

Magali Lesauvage 13 décembre 2012

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À partir du samedi 15 décembre, le T3b, nouvelle ligne du tramway parisien reliant par l’est la Porte d’Ivry à la Porte de la Chapelle, va changer la vie quotidienne de nombreux Franciliens. Engagé depuis 2006, le projet de longue haleine mené par la mairie de Paris et le Stif s’accompagne d’un parcours artistique conçu par Christian Bernard (directeur du Mamco de Genève), qui nous explique son intention.

John M Armleder et Group8, Les Plates-formes de la Porte Dorée © John M Armleder/RMN-GP.

« Je voulais que l’art soit presque banalisé dans la ville, nous explique Christian Bernard quelques jours avant l’inauguration du prolongement de la ligne T3, que ce qu’il apporte ne soit pas du registre de l’autorité, mais plutôt de l’usage, de l’agrément, du plaisir, de l’humour. Qu’il contribue à une vie sociale apaisée, comme le tramway apaise les sites qu’il traverse, par son silence et la réhabilitation de ses abords. L’idée, c’était de contribuer à une qualification de l’espace urbain, sans introduire une autorité condescendante. Je ne pense pas que l’on puisse mettre dans la rue de l’art en disant aux gens : « Vous devez respecter ça, car c’est un artiste qui l’a fait ».

On ne peut pas imposer, la rue est à tout le monde, et les artistes ne sont que quelques uns de ses acteurs innombrables. Il faut trouver le moyen pour que chacun y trouve potentiellement son compte. Mais, par expérience, je sais que certaines œuvres qui ne sont pas appréciées tout de suite le sont a posteriori, et inversement. C’est très difficile de prévoir comment une œuvre va s’insérer dans l’espace, mais plus elle s’intègre comme un caméléon, mieux c’est, car cela veut dire qu’elle appartient à tout le monde, et pas seulement à une subjectivité singulière, toute nue au milieu de la place. »

Mark Handforth, Twisted Lampost Star (L’Etoile du lampadaire), visible au printemps 2013, Porte de Bagnolet © Marc Domage.

Quinze œuvres pérennes dans l’espace public, mais aussi des projets volatiles, comme le Musée commun, réalisé par les habitants du quartier de la Porte de Bagnolet, où l’on trouvera « des objets immatériels, des gestes, de la proxémie ».  « On a essayé de déplacer les lignes de la commande publique », explique Christian Bernard. Ainsi le musicien Rodolphe Burger a-t-il conçu les annonces de 46 stations avec une identité sonore propre (Les Voix du monde), tandis que les écrivains Olivier Cadiot et Pierre Alferi ont écrit pour chaque arrêt des « poèmes urbains » inspirés des divers quartiers traversés. À la Porte de Vitry, deux vitrines forment des Lanternes culturelles, dont l’une est confiée au MAC/VAL proche, et un Jardin des diversités végétales rassemble les diverses essences présentes à Paris dans un triangle, Porte de Charenton.

Un certain nombre de ces projets, dont le coût annoncé est de 11,17 millions d’euros (sur un total, pour le T3b, de 193 millions), ne sera visible qu’au printemps 2013, mais on peut en voir la teneur dans l’exposition gratuite Les artistes et le tramway de Paris à l’Hôtel de Ville. Déjà la ceinture orientale de Paris respire un air nouveau : loin de fermer la capitale sur elle-même, le tramway doit assurer la perméabilité entre capitale et banlieue, et l’art, plutôt que d’édifier l’usager, être source d’échange et d’évasion.

 

LES ARTISTES ET LE TRAMWAY DE PARIS

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L’exposition "Les artistes et le tramway de Paris" retrace les cinq dernières années, de la genèse à la concrétisation des projets re...

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