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Hommage en images à Oscar Niemeyer, le ‘poète du béton armé’ décédé à l’âge de 104 ans

Laura Heurteloup 6 décembre 2012

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L’architecture a perdu un maître. Oscar Niemeyer s’est éteint à l’âge de 104 ans hier (mercredi 5 décembre). Il aurait eu 105 ans le 15 décembre prochain. De cet architecte de génie, designer et militant investi, dont l’ambition était de façonner un monde meilleur, nous retenons ses projets ambitieux, signatures indélébiles encrées dans le paysage urbain. Hommage en images.

« Ce n’est pas l’angle droit qui m’attire, ni la ligne droite inflexible créée par l’homme, mais la courbe libre et sensuelle que je trouve dans les montagnes de mon pays ». La courbe, sans aucun doute la ligne majeure des soixante-dix ans de carrière d’Oscar Ribeiro Almeida de Niemeyer Soares, né en 1907 à Rio de Janeiro. Pionnier de l’architecture moderne au Brésil, il fait ses premiers pas auprès de l’architecte et urbaniste Lucio Costa, membre fondateur du mouvement et son mentor par excellence, sans oublier Le Corbusier dont le style très anguleux a toujours été à l’exact opposé de ses aspirations voluptueuses.

Le béton armé et le verre vont vite devenir ses compagnons de route, mais surtout servir son imagination et son coup de crayon pour les quelques 600 œuvres réalisées – une vingtaine sont encore en cours de construction dans divers pays. Sa première commande importante est un projet d’église à Belo Horizonte qu’il réalise au début des années 1940 et dessine comme une succession de vagues. Cette création originelle donnera naissance au mythe Niemeyer qui dès lors se verra offrir des propositions architecturales titanesques qu’il relèvera avec brio.

Mais son œuvre phare est sans nul doute Brasília. Dans les années 1950, le président brésilien Juscelino Kubitschek souhaitait une nouvelle capitale administrative pour le Brésil, une utopie, fierté nationale que l’architecte va construire à partir d’un plan pilote en forme d’oiseau dessiné par Lucio Costa. Cette cité visionnaire, dont les bâtiments publics (le Congrès national, la cathédrale…) sont de véritables symboles, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1987, n’a pas toujours fait l’unanimité. Oscar Niemeyer défendra souvent l’œuvre de sa vie en disant : « Brasilia peut vous inspirer des réactions diverses : beau, laid, bon, mauvais… mais elle ne peut vous laisser indifférent. L’architecture, pour moi, c’est cela ». Il recevra d’ailleurs pour ce projet ambitieux la consécration ultime, le prix Pritzker, considéré comme le Nobel de l’architecture, en 1988 pour la très célèbre cathédrale en couronne d’épines de Brasília.

Philippe de Broca, dans L’Homme de Rio (1964), rendait hommage à cette architecure surhumaine :

Depuis, il n’a cessé de crayonner, raturer, dessiner des courbes, des volumes, des puits de lumière aux lignes futuristes à travers le monde (Italie, Espagne, États-Unis, France…). Bien au-delà de l’architecture, il a aussi mis son talent au service du design, créant des pièces uniques en solo et en duo avec sa fille Anna Maria (à voir dans l’exposition Oscar Niemeyer, souvenirs de France à la galerie Donwtown, à Paris, jusqu’au 15 décembre). Une production peu connue mais qui mérite un temps d’arrêt et un regard particulier sur ce sculpteur d’éléments.

Ayant à cœur de faire évoluer son pays, il voulait avant tout rendre le monde meilleur par ses créations architecturales. « Por un mundo melhor », clé de voûte d’une carrière qui inspire et inspirera encore. Voici dix exemples de son génie :

L’église Saint-François d’Assise de Belo Horizonte, 1940-1943 © Rosino.

Congrès national du Brésil, 1958-1960 © PAST.

Cathédrale de Brasilia, 1970 © DR.

 

Le Siège du Parti Communiste français, 1965-1980 © Ralf Treinen/Wikimedia Commons.

La Maison de la culture au Havre, dit Le Volcan (scène nationale), 1978-1982 © LeVolcan.

Chaise longue Rio, 1978 © DR.

Ancien siège du journal L’Humanité, 1989 © Mossot.

Musée d’art contemporain de Niteroi, Rio de Janeiro, 1991-1996 © Celso Pupo Rodrigues.

Le musée Oscar Niemeyer dit L’Œil à Curitiba, Brésil, 2002 © Drgillybean/ Flick CC.

Centre culturel international à Avilès en Espagne, 2011 © Iñigo Bujedo-Aguirre.

 

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