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Le Turner Prize décerné à la vidéaste Elizabeth Price

Laura Heurteloup 5 décembre 2012

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Lundi 3 décembre, la vidéaste britannique Elizabeth Price a reçu le Turner Prize des mains de l’acteur Jude Law. Une belle récompense pour cette artiste, ex-guitariste et chanteuse qui ne se destinait pas à l’art contemporain.

Elizabeth Price, la lauréate du Turner Prize 2012 © Irish Times.

Depuis 1984, le Turner Prize récompense un artiste contemporain âgé de moins de 50 ans, né, vivant ou travaillant en Grande-Bretagne, lors d’une cérémonie officielle à la Tate Britain à Londres. Cette année, c’est l’acteur britannique Jude Law qui fut chargé de remettre à la lauréate le prix, doté de 25 000 livres sterling (soit 30 600 euros). Trois autres finalistes se disputaient la prestigieuse place : Paul Noble (avec Volume 3), Spartacus Chetwund (Odd Man Out) et Luke Fowler (All Divided Selves) qui ne sont pas repartis les mains vides – 5000 livres sterling chacun (6150 euros).  Leurs œuvres sont présentées à la Tate Britain jusqu’au 6 janvier 2013.

Succédant à Martin Boyce (2011) et Susan Philipsz (2010), Elizabeth Price a provoqué la surprise générale. Depuis 1999 et la remise du prix à Steve McQueen, aucun artiste vidéaste n’était arrivé sur le podium. Ancienne guitariste, chanteuse et co-fondatrice du groupe pop Talulah Gosh dans les années 1980, elle a enregistré quelques singles (Beatnik Boy et Steaming Train) avant de se consacrer à l’art contemporain. Après la publication de plusieurs ouvrages consacrés à la photographie, dont Hearse Attending en 2004, elle décide de se spécialiser dans la réalisation de vidéos, mélange de musiques pop, dessins, photographies et archives dans lesquelles elle tente « d’explorer les forces divergentes qui sont en jeu lorsque on tente d’associer ensemble de multiples histoires fondées sur des technologies diverses. […] Je travaille volontairement pour essayer de réaliser des œuvres complexes et denses. Je suis intéressée par la vidéo en tant que mode d’expression à la fois comme quelque chose que l’on peut expérimenter de façon sensuelle et comme quelque chose que l’on pourrait reconnaître » (Le Monde). Elizabeth Price explique ainsi son travail (en anglais) :

Pour le Turner Prize, elle présentait une trilogie de vidéos dont The Woolworths Choir of 1979  qui a séduit le jury. Cette œuvre fait référence à un fait divers. En 1979, le grand magasin Woolworths situé à Manchester avait pris feu, piégeant et condamnant dix personnes. D’une durée de vingt minutes, la vidéo est percutante et déstabilisante. Accompagnées de la musique indie-pop de The Shangri-Las, des images d’archives – témoignages et reportages – font écho à des extraits de clips et de publicités, le tout souligné de phrases saisissantes et répétitives – « We came out at the bottom », « We saw all the flames coming up ». Le jury a défini sa proposition comme « une expérience rythmique et rituelle à travers des installations vidéos combinant différents matériaux et vocabulaires techniques ».

 

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