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Christo veut construire la plus grande sculpture du monde dans le désert d’Abu Dhabi

Magali Lesauvage 26 novembre 2012

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Modèle du projet Mastaba de Christo. Photo: Wolfgang Volz / © 2012 Christo.
Le Pont-Neuf, le Reichstag, les îles au large de Miami… le tout empaqueté, bien ficelé, ne laissant voir de la forme originelle que des angles bien nets, vous vous souvenez ? C’est l’œuvre de l’artiste Christo (et de son épouse Jeanne-Claude, décédée en 2009). Monumental, le travail de Christo se situe entre Land Art et sculpture. En 1962, il dresse un mur de barils de pétrole (Iron Curtain) dans une rue de Paris, en réaction à l’érection du mur de Berlin l’année précédente. Dix ans plus tard, il déploie un rideau safran dans une vallée californienne (Valley Curtain), et plus récemment, en 2005, des milliers de portiques (The Gates) forment un parcours dans Central Park, à New York. Envisagé depuis de nombreuses années, le projet de recouvrir la rivière Arkansas (dans le Colorado), auquel se sont opposés avec vigueur diverses organisations de riverains, devrait voir le jour l’été prochain.

Mais Christo, seul dorénavant, se concentre déjà sur un autre projet, plus monumental encore, littéralement pharaonique, dont l’idée a germé il y a plus de trente ans dans une série de dessins réalisés avec Jeanne-Claude. Il s’agit cette fois-ci de construire la plus grande et la plus chère sculpture au monde. L’œuvre, d’une hauteur de 150 mètres, est une pyramide à sommet plat, constituée de 410 000 barils de pétrole rouges et jaunes.  Plus haute que la pyramide de Gizeh, elle coûterait 340 millions de dollars (un peu plus de 262 millions d’euros) et serait construite dans le désert de l’émirat d’Abu Dhabi. Le sheikh Hamdan bin Zayed al-Nahyan, frère du prince héritier, soutient l’ambition de Christo. La sculpture se nomme le Mastaba, en référence aux édifices funéraires égyptiens de l’Antiquité. Un hommage ultime, peut-être, à Jeanne-Claude, et à leurs utopies communes.

 

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