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Le bunker, solution alternative pour conserver les œuvres d’art

Laura Heurteloup 7 novembre 2012

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En Suisse, un nouveau mode de conservation des œuvres d’art fait son apparition. Pour répondre au trop plein des entrepôts d’œuvres d’art, les bunkers semblent offrir une alternative adaptée, voire plus adéquate pour les utilisateurs et leurs précieux biens.

Bunker Fort Knox, Suisse © Photo Mount10-wiki.

Le gouvernement helvétique recycle, à en croire une annonce qui propose à la vente un bunker à 386 000 francs suisse (soit 417 000 euros). Niché dans les montagnes de Suisse centrale, non loin du Lac des Quatre-Cantons, ce bunker n’est pas le seul à prétendre à une réhabilitation artistique. En effet, ces bâtiments désaffectés, construits pendant la Seconde guerre mondiale sont aujourd’hui à l’abandon. Les clients visés sont des collectionneurs qui entreposent leurs œuvres d’art dans des bâtiments dédiés, dont la sécurité ne semble plus assurée et le coût frôle l’inacceptable. En trois ans, l’assurance permettant de stocker ses biens à Genève, plus grand entrepôt d’œuvres d’art du monde (dont on estime la valeur totale à 100 milliards de dollars), a doublé, provoquant la colère des collectionneurs et la recherche de solutions alternatives.

Selon Paul Williamson, directeur commercial logistique chez Constantine (Londres), interrogé par le Huff Post World, ces bunkers sont « parfaitement adaptés aux peintures en raison de leurs bonnes conditions de température et de sécurité. » Cette possibilité offrirait donc plusieurs avantages : une conservation adéquate, une minimisation des risques (incendie, cambriolage, catastrophes nucléaires, biologiques ou naturelles…) et des coûts d’assurance intéressants, comme le confirme Nick Brett, directeur d’AXA Art, l’un des plus grands assureurs d’objets d’art au monde : « Si vous êtes un assureur prudent, vous voulez être sûr des risques encourus à exposer dans un certain endroit ».

De nombreux exemples ont déjà prouvé l’efficacité de ces bâtiments hors norme.  Un bunker de la ville d’Amsteg, en Suisse, abrite le coffre-fort le plus sûr au monde, celui de Swiss Data Safe. Initié par l’ingénieur et spécialiste de la cryptographie Dolf Wipfli dans les années 1990, cette idée lui est venue comme un éclair : « On s’est demandé ce qu’on pourrait bien en faire. Et la réponse s’est imposée d’elle-même : il fallait exploiter ce pour quoi ils avaient été construits, la sécurité ». Depuis l’idée a fait son chemin, se mettant aujourd’hui au service de l’art.

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