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Le rêve américain dans l’art, visions contrastées

Magali Lesauvage 2 novembre 2012

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« L’Amérique, l’Amérique, si c’est un rêve, je veux rêver…», chantait Joe Dassin. Des États-Unis, chacun se fait une image, alimentée par les films, livres, séries télé ou musiques qui constituent une culture loin de nous être étrangère. Les élections présidentielles du 6 novembre pourraient décider d’un nouvel avenir pour le grand pays transatlantique, qui est au cœur de l’actualité. Terre de fantasmes et concentré de toutes les cultures, les US inspirent (forcément) les artistes. Exemples, en vrac, de visions contrastées de l’Amérique.

Thomas Cole, Gelyna (View near Ticonderoga), 1826-1828, Fort Ticonderoga Museum.

Edward Hopper, Summer Evening, 1947, collection particulière.

Grant Wood, American Gothic, 1930, Chicago Art Institute.

Des Etats-Unis, on a souvent une vision contrastée, tranchée. Le peintre américain Thomas Cole la décrit comme une terre sauvage, dans la veine romantique de ses confrères européens – on serait d’ailleurs bien en peine de reconnaître ici une quelconque « américanité » à ce paysage de l’Etat de New York.

Pas évident de donner une image de l’Amérique : ce couple, par Hopper, traînant dans la torpeur de l’été sous un porche, évoquant moultes scènes de cinéma, ou celui, d’une extrême rigueur, d’American Gothic, qui exprime tout le puritanisme des pionniers ?

Est-ce encore le cowboy en plein galop, reprise par Richard Prince des fameuses pubs Marlboro, ou les bouteilles de Coca-Cola de Warhol ? Sans doute le Pop Art est-il le mouvement artistique le plus spécifiquement américain du XXe siècle, avec sa célébration/dérision de la société de consommation.

Andy Warhol, Green Coca Cola Bottles, 1962.

Richard Prince, untitled cowboy, 1993.

Joseph Beuys, I Like America and America Likes Me, 1974, performance à la Rene Block gallery, New York.

L’Amérique et ses super héros (ceux que célèbre notamment avec espièglerie Daniel Johnston) sont pourtant aussi sources de déception. Le rêve américain réduit en cendres, c’est l’objet du projet photographique magistral d’Yves Marchand et Romain Meffre, The Ruins of Detroit. 

Pour Joseph Beuys, il s’agissait plutôt, dans sa célèbre performance I Like America and America Likes Me, de se confronter aux dernières traces de pureté sauvage du territoire – à savoir un coyote, animal fétiche de la mythologie des Natives américains.

Cependant, peut-être le meilleur commentaire artistique sur les Etats-Unis est-il celui de Jasper Johns, qui en 1954 choisit comme sujet de sa toile le drapeau américain, ce fameux StarSpangled Banner exposé au devant de millions de foyers, image totémique par excellence d’une société qui plus que tout aime à se représenter elle-même.

Jasper Johns, Flag, 1954-1955, New York, Museum of Modern Art.

 

Daniel Johnston, The Power of Captain America.

 

Yves Marchand et Romain Meffre, The Ruins of Detroit, série, 2005-2010.

 

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