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« Le Cri » d’Edvard Munch exposé au MoMA

Laura Heurteloup 26 octobre 2012

Le Cri, la toile d’Edvard Munch, souvent qualifiée de « Mona Lisa de l’art moderne », est visible au Museum of Modern Art de New York pendant six mois.

Edvard Munch, Le Cri, 1895, lors de sa vente chez Sotheby's © Stefna Wermuth/Reuters.

Vendue le 2 mai dernier chez Sotheby’s, en seulement douze minutes, à 119,9 millions de dollars, cette version de la toile Le Cri, peinte en 1895, est l’œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères à un collectionneur privé. Pour Glenn D. Lowry, directeur du MoMA, c’est « une opportunité incroyable » (The New York Times) de l’avoir dans les murs du musée pour six mois consécutifs.

Exposée au cinquième étage, dans la galerie des peintures et sculptures, la toile la plus emblématique du norvégien Edvard Munch, symbole de la peur et de l’angoisse, fait écho à plusieurs autres dessins de l’artiste réalisés à la même période et sélectionnés pour l’occasion. Des quatre versions qui existent de cette œuvre - les trois autres sont exposées au Musée Munch et à la Galerie nationale à Oslo -, celle-ci est la plus colorée, présentant sur fond de ciel jaune-orange une figure humaine torturée.

Ann Temkin, responsable de la conservation, des peintures et sculptures du MoMA prend d’ailleurs plaisir à s’exprimer sur ce sujet pour la chaîne Jewish News One : « Sur le papier, si vous le regardez de près, en fait la façon dont Munch fait les traces, c'est presque comme si le papier vibrait. Je pense que l'énergie et l'anxiété s'expriment à travers la façon dont il fait le trait si énergiquement ou nerveusement, il modifie tellement la façon dont les traits travaillent dans cette image que vous sentez un lien direct entre le corps, l'esprit, le psychisme, la main de l'artiste et cette image. Donc, même si c'est une chose inanimée, un morceau de papier, il a ce genre d'électricité ».

Le Museum of Modern Art a, bien entendu, renforcé sa sécurité pour la période de l'exposition. En 1994 et en 2004, des versions de la série Scream of Nature avaient déjà fait l'objet de vols en Norvège.

 

 

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