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FIAC 2012 : ce qu’il faut voir

Magali Lesauvage 18 octobre 2012

La FIAC, son chic, ses chocs. Ouvert aujourd'hui au public (jusqu'à dimanche), ce rendez-vous des aficionados de l'art contemporain reste incontournable, indétrônable, malgré la pléthore de off qui l'accompagnent – et qui témoignent de sa bonne santé. En passe de surpasser la Frieze Art Fair de Londres, qui a lieu une semaine avant, elle n'atteint pas la notoriété d'Art Basel (en juin), mais a tout d'une grande. Voici ce qu'on en aura retenu cette année.

La FIAC 2012 au Grand Palais © Maïwenn Walter.

Out

La FIAC, ça n'est pas que le Grand Palais. Fort heureusement, vu le tarif d'entrée dissuasif (35 euros) pratiqué. Ayant sans doute conscience de la nécessité d'une certaine démocratisation de l'art contemporain, sa directrice Jennifer Flay a concocté cette année un très beau programme hors-les-murs. Prétexte excellent pour une balade au Jardin des Plantes et aux Tuileries, avec un détour par la place Vendôme et l'esplanade des Invalides – on reste dans les quartiers chics, la FIAC ne s'est pas encore délocalisée à Belleville (mais ça ne saurait tarder)...

Herman de Vries, i am, 2011. Courtesy galerie Aline Vidal, Paris.

Au Jardin des Plantes (jusqu'au 19 novembre !), il faut voir, dans la Grande Galerie de l'Evolution, la superbe projection lumineuse de Bertrand Lamarche, Réplique (Baphomètre), dans la « salle des espèces menacées et disparues », le fatras d'explorateur de Mark Dion dans la rotonde de la Ménagerie, et à l'extérieur, près de la Galerie de Minéralogie, l'arbre pluriséculaire ceint d'un bandeau i am, de Herman de Vries. Sans oublier, en repartant, de faire tamponner son passeport antarcticain (par Lucy + Jorge Orta).

Marc Quinn, The Origin of the World (Cassis Madagascariensis), Indian Ocean, 310, 2012. Courtesy galerie Thaddaeus Ropac, Paris.

Aux Tuileries, ne pas manquer la sculpture en forme de conque de Marc Quinn, dans le bassin central, la Meurtrière miroitante de Nicolas Milhé, ou le bateau quasi immergé de Dominique Ghesquière, et aux Invalides, le Stonehenge gonflable de 120 mètres de circonférence de Jeremy Deller. Et pour voir de l'art contemporain sans débourser un centime, profitez-en, ce soir c'est la nocturne des galeries, jusqu'à 23h !

Stand de Semiose galerie, FIAC 2012. De gauche à droite : Présence Panchounette, Trafic, 1985 ; Piero Gilardi, Bosco du casterino, 2011 ; Laurent Le Deunff, Nœud de trompe V, 2012.

In

Choisir une poignée d'œuvres parmi les milliers présentées sur les quelques 180 stands du Grand Palais relève du challenge – et de la pure mauvaise foi, avouons-le. Mais prêtons-nous au jeu du « j'ai vu ça, ça et ça ». Commençons par l'étage, qui remplace à merveille la Cour carrée du Louvre pour présenter les galeries dites « émergentes » (bien que certaines n'en soient pas à leur coup d'essai, comme Martine Aboucaya ou Jousse Entreprise). En vrac, on a aimé : l'épure très « nature » des trois œuvres présentées par la galerie Semiose, le solo show très high-fi de Timo Nasseri chez schleicher+lange ou la bibliothèque très alléchante de Florence Loewy.

Stand de la galerie schleicher+lange, FIAC 2012. Solo show de Timo Nasseri.

Dans la grande nef, place aux poids lourds : Gagosian, Crousel, Perrotin, Ropac, Templon, Zwirner ou encore Goodman se disputent comme toujours le carré central, avec des stands de plus en plus vastes, de plus en plus chics. Plus on a de place, moins on expose d'œuvres, mais plus elles sont chères – telle est la norme. Chez Hauser & Wirth, hommage est rendu en grande pompe à l'artiste californien Paul McCarthy, avec une sculpture peu respectueuse à l'encontre de G.W. Bush, tandis que de grands modernes tels que Kirchner et Grosz brillent chez Henze & Ketterer.

Louise Bourgeois, bronze. Courtesy galerie Cheim & Read, New York.

Pêle-mêle, on a aimé Bertrand Lavier chez Massimo Minini, le petit tableau de Markus Schinwald (zut, il a été acheté pour 35 000 euros...) chez Yvon Lambert, la sculpture de femme suspendue de Louise Bourgeois chez Cheim & Read, ou encore les cubes (l'un solide, l'autre en voie de disparition) de Michel François chez Kamel Mennour. Ne pas oublier également de passer voir les propositions des quatre nommés au prix Marcel Duchamp, où, selon nous, Bertrand Lamarche et Valérie Favre se distinguent particulièrement – résultat des courses samedi matin. Et si vous ne pouvez pas aller à la Fiac cette année, allez dans les galeries, elles sont ouvertes toute l'année et montrent l'art d'aujourd'hui dans sa belle pluralité – et gratuitement.

 

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