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La Biennale des Antiquaires, du nouveau avec de l’ancien

Alice Poujol 11 septembre 2012

La Biennale des Antiquaires ouvre ses portes vendredi prochain sous la nef du Grand Palais. La 26e édition augmente et rajeunit la prestigieuse foire parisienne. À parcourir jusqu’au 23 septembre.

Statuettes de Côte d’Ivoire, antiquités égyptiennes, bronzes chinois, toiles de Brueghel l’Ancien … Non, il ne s’agit pas de la caverne d’Ali Baba, mais bien de la Biennale des Antiquaires, l’incontournable rendez-vous des collectionneurs et amateurs de belles choses. Le cru 2012 se pare d’une scénographie étonnante. Signée Karl Lagerfeld, elle rend hommage aux grands magasins de la fin du XIXe siècle en reconstituant les grands axes haussmanniens, sur lesquels s'alignent les stands déguisés en vitrines marchandes du Second Empire. Le couturier réalise également l'affiche et les visuels de cette édition placée sous le signe du spectaculaire.

Visuel imaginé par Karl Lagerfeld © Biennale des Antiquaires.

Cette année, le rendez-vous parisien s’étoffe de 650 m2 de surface d’exposition et de 49 participants de plus. La haute-joaillerie fait un retour remarqué, avec trois exposants supplémentaires par rapport à 2010, parmi lesquels on trouve Chaumet et Boucheron. Toujours très française, la Biennale ne compte que 27 exposants internationaux sur un total de 117. Le président du Syndicat national des Antiquaires, Christian Deydier, a par ailleurs voulu accorder une place plus importante aux galeries émergentes.

Les exposants accusent cette montée en puissance en présentant des projets ambitieux. La galerie Downtown reconstitue la maison Borot de Montmartre, imaginée en 1959 par la célèbre designer Charlotte Perriand. La maison Kraemer consacre quant à elle une monographie à l’ébéniste du XVIIIsiècle Jean-Henri Riesener. La galerie Tornabuoni sort de ses réserves des chefs-d’œuvres du XXe siècle, de Pablo Picasso à Jean-Michel Basquiat.

De son côté, la maison de vente Christie’s profite de la Biennale pour inviter Hubert de Givenchy à présenter dans ses murs sa collection de bronzes du XVIIIe. Le créateur, dont on connaît l’amour pour le style néo-classique, reconstitue une galerie imaginée par François de Girardon, sculpteur de Louis XIV. Une mise en scène à voir jusqu’au 26 septembre prochain au 9, rue de Matignon.

 

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