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Le Tacheles, squat historique de Berlin, disparaît

Alice Poujol 6 septembre 2012

Le Tacheles, l’un des plus célèbres squats de Berlin, est officiellement fermé depuis mardi matin. C’est la fin d’un emblème de la contre-culture qui hébergeait depuis 22 ans des artistes venus de toute l’Europe.

Il ne restait que très peu d’artistes dans le bâtiment, si bien que mardi dernier, seule une petite centaine de manifestants – occupants et sympathisants confondus - s’est déplacée pour voir les huissiers fermer le lieu. À l’origine de cette mesure, une requête de l’entreprise propriétaire du terrain, la HSH Nordbank, qui souhaitait vider le lieu afin de le revendre. L’affaire durait depuis des mois, entre pourparlers juridiques, pétitions de soutien, expulsions et saccages d’ateliers.

La façade du Tacheles © geolinde.musin.de

Fondé en 1990, le Tacheles a participé à la vague d’ouvertures de squats provoquée par la chute du mur. Les fondateurs, en provenance de l’Est comme de l’Ouest, voulaient sauver de la destruction cette ancienne galerie marchande, construite en 1906 sur le modèle des passages, plusieurs fois désaffectée et réaffectée. Progressivement la ruine s’est parée de graffitis et de peintures murales. Plus récemment, un immense pochoir du grapheur Shepard Fairey est venu orner son flanc. Le groupe de techno Spiral Tribe et l’artiste conceptuel Mark Divo comptent parmi ses plus célèbres occupants.

Les quelques 1250 m2 principalement dédiés aux ateliers d’artistes abritaient aussi un café (le Zapata), un théâtre et un cinéma d’art et d’essai. Moins sauvage qu’à ses débuts, mais toujours aussi dynamique, le squat est devenu une attraction pour touristes. Ils étaient 300 000 à s’y presser tous les ans. À l’heure de sa fermeture, la mairie de Berlin a assuré qu’elle veillerait à ce que cet espace reste dédié à la culture, mais la possibilité d’une démolition n’a pas été écartée. En attendant, les artistes résidents ont commencé une reconstitution en 3D du Tacheles (sur Second Life et Facebook 3D) pour garder une trace de ce symbole de la culture alternative.

 

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