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The Spiral : l’art au piège de la toile

Magali Lesauvage 3 septembre 2012

La chaîne franco-allemande Arte diffuse ce soir le premier épisode de The Spiral, à la fois série policière ayant pour objet un vol de tableaux, jeu en ligne et œuvre collaborative. Explication d'un projet complexe.

A l'ère (nouvelle) du cross media, on serait bien incapable de donner une définition concise de The Spiral. Ce projet est né de la volonté conjointe de sept chaînes publiques et européennes de télévision (dont la Franco-allemande Arte). Au départ, un pitch : six tableaux de maîtres ont été volés simultanément dans divers musées européens, et envoyés aux quatre coins de l'Europe ; il s'agit de les localiser. Deuxième étape, un site internet lancé deux semaines avant le début de la diffusion de la série, thespiral.eu, où les internautes ont pu débuter l'enquête.

Ce soir, à 22h55, Arte diffuse le premier épisode de la série, dans lequel on découvre l'identité du cambrioleur, Arturo, un artiste danois, performeur et activiste, dont la signature prend la forme d'une spirale. Son « œuvre » ultime, destinée à bouleverser le marché de l'art : dérober des toiles d'artistes célèbres (Munch, Larssen, Picasso, Eckersberg, Rubens, Schjerfbeck) avec la complicité de six autres artistes, réunis au sein de la « Warehouse », à Copenhague, et mettre en place sur internet un jeu de piste.

Voir la bande-annonce de la série The Spiral :

Le but final du projet : créer une œuvre collaborative monumentale, alimentée par les « défis créatifs » (exemples : faire un baiser « à la Magritte », retrouver une toile d'après un détail, etc.) lancés aux participants, qui sera révélée le 28 septembre prochain sur le parvis du Parlement européen de Bruxelles. The Spiral combine donc trois formes : mini-série policière de cinq épisodes (diffusés sur Arte du 3 septembre au 1er octobre), jeu interactif animé par une communauté d'utilisateurs (un blog a également été mis en ligne), et œuvre d'art collaborative.

Projet complexe prenant l'art pour simple prétexte, The Spiral a demandé six mois de travail à la maison de production belge Potemkino, spécialisée dans le transmedia. Débordant le cadre de la télévision, mêlant réalité et fiction, réel et virtuel, il confirme une idée qui fait son chemin : l'avenir des médias, quels qu'ils soient, passe par le web.

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