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MOCA de Los Angeles : chronologie d’une crise annoncée

Alice Poujol 28 août 2012

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Le musée d’Art contemporain de Los Angeles (MOCA) est actuellement sujet à des désaccords internes. Chronique d’une crise financière devenue crise d’identité.

Le MOCA de Los Angeles © Ngb/Wikimedia Commons.

1980 : Le MOCA est fondé par un groupe d’investisseurs de Los Angeles. Avec un fonds actuel de 6000 œuvres (dont des pièces de Rothko, Tàpies, Twombly…), il a la particularité de dépendre exclusivement de donations et de financements privés. Il s’installe en 1986 dans un bâtiment de brique rouge dessiné par l’architecte Arata Isozaki, situé au sud de Grand Avenue, l’axe central de Los Angeles, et accueille des expositions d’envergure internationale.

2008 : La crise financière éclate. Le MOCA, dont le financement dépend en grande partie de placements boursiers, est menacé de faillite. Une fusion avec l’autre grand musée de Los Angeles, le LACMA, est envisagée. Finalement, Eli Broad (qui compte par ailleurs parmi les membres fondateurs du MOCA) sauve le musée en mettant en place un plan de sauvetage de 30 millions de dollars.

2010 : Eli Broad recrute un nouveau directeur, le galeriste new-yorkais Jeffrey Deitch. Il n’a jamais dirigé d’institution mais est considéré comme un expert du Pop Art.

Février 2012 : La fréquentation bat des records (400 000 visiteurs en 2011 contre 150 000 en 2010), mais les critiques se font de plus en plus nombreuses quant à la programmation tape-à-l’œil de Jeffrey Deitch : omniprésence de l’œuvre de Warhol dans les expositions, monographies consacrées à des « stars » comme les acteurs-artistes James Franco et Dennis Hopper, rétrospectives ayant pour thème le Street Art, le disco… Quatre membres du conseil d’administration démissionnent. Parmi eux, Jane Nathanson, qui remet en question la capacité de Deitch à lever des fonds pour assurer la survie du musée. Elle dénonce également l’omnipotence du tandem Eli Broad/Jeffrey Deitch.

25 juin 2012 : Paul Schimmel, conservateur en chef du MOCA depuis 22 ans, est contraint de démissionner. L’incompréhension règne parmi les membres du conseil d’administration, tout particulièrement quatre artistes : John Baldessari, Ed Ruscha, Barbara Krüger et Catherine Opie. Le L.A. Times suggère que les divergences de visions entre lui et Jeffrey Deitch ont précipité ce départ. Le conseil d’administration affirme que son poste ne sera pas remplacé.

12 juillet 2012 : John Baldessari démissionne : « Je me devais de le faire pour arriver à vivre avec ma propre conscience ». Il ajoute : « Le conseil a adopté un modèle entrepreneurial plutôt que muséal ». Le lendemain, Barbara Kruger et Catherine Opie envoient une lettre de démission conjointe au conseil d’administration : « Les fêtes et les galas, c’est très bien, mais parfois ces choses appelées « musées » doivent organiser des choses appelées « expositions » ». Trois jours plus tard, c’est au tour d’Ed Ruscha de quitter le conseil d’administration où ne siège désormais plus aucun artiste.

24 juillet 2012 : Une pétition en ligne est lancée par le groupe « MOCA Mobilization » (formé par des artistes pendant la crise de 2008) pour demander, entre autres, le remplacement du conservateur en chef et nommer de nouveaux artistes au conseil d’administration. Le 26, la rétrospective consacrée à Richard Hamilton, programmée par Paul Schimmel, est finalement annulée.

6 août 2012 : Le comité exécutif du musée décide finalement d’engager un nouveau conservateur en chef. Trois jours plus tard, le site de Bloomberg révèle que le milliardaire Eli Broad n’a pas effectué certains versements promis au MOCA. Les porte-paroles du milliardaire expliquent que 2,1 millions de dollars provenant des anciens versements n’auraient pas encore dépensés.

 

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