Votre action a été enregistrée avec succès !

Publiez une expo

Magazine » On a vu

expo_cercle_2 GARRY WINOGRAND

14/10/2014 > 08/02/2015

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_3 FRANK GEHRY

24/10/2014 > 16/03/2015

Fondation Louis Vuitton - PARIS
expo_cercle_4 HOKUSAI

01/10/2014 > 18/01/2015

Galeries nationales du Grand Palais - PARIS
expo_cercle_5 PARIS MAGNUM

12/12/2014 > 28/03/2015

Hôtel de Ville de Paris - PARIS

Expos temporaires dans la Ville Éternelle

Alice Poujol 13 août 2012

Si vous passez par Rome cet été, les guides touristiques vous renseigneront amplement sur la somptueuse collection de peintures de la Villa Borghese, les objets étrusques de la Villa Giulia, les marbres et les tableaux du musée du Capitole… Mais la Ville Éternelle accueille aussi entre ses sept collines des mostre temporanee (expositions temporaires) remarquables. Suivez le guide…

Afficher Rome, les expos de l'été sur une carte plus grande.

Tous les panneaux d’affichages de la ville vantent la rétrospective de l’été : Mirò ! Poesia et Luce (Mirò ! Poésie et Lumière) au Chiostro del Bramante, prolongée jusqu’au 23 août. À quelques pas de la piazza Navona, au creux d’un méandre du Tibre, ce cloître conçu au XVIe siècle par Bramante abrite les fresques de sibylles de Raphaël, mais aussi un café littéraire branché (onéreux, mais très agréable en été) et un lieu d’exposition. Quatre-vingt œuvres de Joan Mirò y sont rassemblées, ainsi que des objets appartenant à l’atelier du peintre catalan.

Andy Warhol et Keith Haring, Sans-Titre (Madonna, I'm Not Ashamed), 1985 © The Andy Warhol Foundation et The Keith Haring Foundation.

Un peu plus au nord, dans le parc Borghese, la Galleria nazionale d’arte moderna présente l’autre exposition blockbuster : Andy Warhol – Headlines. L’accrochage réunit toutes les œuvres que l’artiste pop a réalisées à partir de journaux - à scandale ou généralistes – et de la télévision. Jeux de lettres, dessins, caviardages… Warhol revisite avec humour et exubérance les faits divers et les potins qui nourrissent la presse. Une section entière est consacrée à sa collaboration avec les peintres graffitistes Keith Haring (avec lequel il a réalisé une série sur la chanteuse Madonna) et Jean-Michel Basquiat.

L’art contemporain grand format

En descendant la viale delle Belle Arti et en suivant la via Flaminia, vous trouverez le musée du XXIe siècle, modestement nommé MAXXI. Le bâtiment, conçu par l’architecte anglo-irakienne Zaha Hadid (prix Stirling 2010 pour cette réalisation) ressemble à un labyrinthe ouvert. Plusieurs maquettes (dont celles de Jean Nouvel et Rem Koolhaas) du concours organisé pour l’édification du musée sont d’ailleurs exposées au rez-de-chaussée. Ceux qui ont déjà vu les œuvres de Paola de Pietri au Bal (dans le cadre de l’expositionTopographies de la guerre), pourront découvrir plus amplement sa série de photos To Face, portraits de champs de bataille de la Première Guerre mondiale réinvestis par la végétation. Au premier étage les vêtements-cabanes-prothèses tentaculaires de Lucy + Jorge Orta se réapproprient le paysage romain dans des mises en scène burlesques dignes d’Irwin Wurm.

LUCY+JORGE ORTA, extrait de la vidéo Fabulae Romana, 2012 © LUCY+JORGE ORTA et Ermenegildo Zegna.

À l’exact opposé de la ville se situe le second pôle majeur d’art contemporain romain, le tout aussi sobrement nommé MACRO, conçu par la Française Odile Decq. Avec ses lavabos qui semblent tout droit sortis d’un décor de Star Trek et ses ascenseurs transparents, l’édifice prend des allures de vaisseau spatial clos. L’exposition Néons (vue à la Maison rouge, cette année), y fait une étape, augmentée de quelques œuvres italiennes. L’occasion surtout de découvrir l’œuvre de l’Italien Claudio Cintoli, à la frontière entre l’Arte Povera et le Pop Art. Variation sur les flotteurs, mais aussi sur les images publicitaires et sur des problématiques plus métaphysiques (comme dans la performance Crisalide, réalisée en 1972, projetée sous forme de vidéo au début du parcours).

Dialogues

Sur la piazza di Spagna, non loin de la Villa Medici, la fondazione de Chirico ouvre les portes de la maison du peintre italien. Y sont rassemblées les toiles tardives de Chirico ainsi que de nombreuses sculptures. Cette année, le commissaire d’exposition, Luca Lo Pinto invite des plasticiens contemporains à se confronter à l’œuvre de l’artiste en investissant son intérieur au charme désuet. Dans la chambre du peintre, Olaf Nikolaï propose de rédiger ses rêves à l’aide d’une machine à écrire, tandis que dans l’atelier, une maquette de Raphaël Zarka rend hommages aux objets et modèles réduits que Chirico utilisait pour concevoir ses toiles. La médiation est un aspect essentiel de cet accrochage, puisque D’après Chirico ne peut être vue qu’en s’inscrivant aux visites guidées (réservation obligatoire).

Hans Haacke, Blue Sail, 1964-1965 © Museum für Gegenwartskunst Siegen.

Pour finir, la Villa Medici donne à voir l'une des plus belles expositions de l’été. Imaginé par le théoricien de l’art Philippe-Alain Michaud, le parcours retrace l’histoire de l’art du XXe siècle sous un angle peu commun : le tapis. Le commissaire y voit une préfiguration de l’abstraction, mais aussi du cinéma. Les tapis anciens issus de la collection du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon côtoient les vidéos expérimentales de Stan Brakhage, Paul Sharits, Hans Richter…  Poétiquement nommé Tapis volants, l’accrochage comprend aussi quelques pièces d’Alighiero e Boetti, les Films météorologiques d’Audouin Dolfus et un morceau du compositeur expérimental Morton Feldman. L’exposition devrait voyager aux Abattoirs de Toulouse à partir du 16 novembre prochain.

 

AJOUTER UN COMMENTAIRE