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Yves Saint Laurent vu par Alice Springs (et d’autres)

Alice Poujol 17 juillet 2012

La Maison européenne de la photographie (MEP) consacre une exposition aux photographies d’Alice Springs que l’on connaît aussi sous le nom de June Newton, veuve d’Helmut Newton. Analyse de son portrait d’Yves Saint Laurent.

Alice Springs, Yves Saint Laurent et Hazel, 1978 © Alice Springs.

Dans ce cliché, Alice Springs parvient à capter l’élégante extravagance d’Yves Saint Laurent. Elle représente le créateur avec tous les attributs d’un homme d’affaire : costume, chevalière, bureau, gourmette, bureau ancien. Le visage impassible, le port altier, il semble toiser le spectateur derrière ses lunettes aux larges verres. La sobriété de son complet gris tranche avec la sophistication de son intérieur.

Le chien Hazel est le premier élément qui perturbe cette représentation. Saint Laurent le tient dans ses bras, comme un nourrisson. C’est un portrait à la fois allégorique et intime. L’appartement d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, célèbre pour ses meubles, ses objets et ses œuvres d’art, ressemble autant à un musée qu’à un intérieur. Quelques photographies dans le fond suggèrent que l’endroit est habité, animé.

Autre détail frappant : l’omniprésence des motifs. Saint Laurent porte une cravate à pois, une chemise à rayures, un mouchoir imprimé. Le mur est recouvert de papier peint rococo à médaillons. La moquette est striée de sinuosités qui évoquent les veines du bois. Une superposition de trames qui témoigne de la singularité absolue du personnage, qui aimait faire référence aux époques passées dans ses créations. Un mélange d’ancien et de moderne qu’Alice Springs restitue ici en prenant le parti d’intégrer dans son cadrage une grande partie de ce sol si particulier.

Du it-boy au businessman

Jeanloup Sieff, Yves Saint Laurent, Paris, 1971, courtesy Hamiltons Gallery.

Sept ans plus tôt, Jeanloup Sieff prenait une des photos les plus célèbres du couturier. Assis sur un coussin en cuir, entièrement nu, la barbe naissante, les cheveux légèrement ondulés, Yves Saint Laurent semble enveloppé d’un halo. Sieff l’immortalise en icône juvénile, presque hippie. Alice Springs le rhabille, et lui donne un air austère, malgré ses traits encore lisses.

Il est difficile de parler du travail d’Alice Springs sans parler de son mari, Helmut Newton, qui fut le premier à lui mettre un appareil photo entre les mains - alité pour cause de maladie, il lui confia son matériel pour le remplacer sur un shooting pour la marque de cigarettes Gitanes. Par conséquent, il est difficile de parler de ce portrait d’Yves Saint Laurent, sans parler de ceux d’Helmut Newton, réalisés en 1975. Cheveux encore longs, chemise bouffante et pantalon évasé, le créateur se déhanche avec désinvolture devant l’objectif, loin de la pose rigide qu’il affecte pour June/Alice.

 

ALICE SPRINGS

27/06/2012 > 04/11/2012

Maison Européenne de la Photographie (MEP)

PARIS

A partir des collections de la Fondation Helmut Newton, basée à Berlin, exposition de photographies de June Newton, épouse d’Helmut, qu...

exposition terminée
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