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Quand les arts visuels se mettent en scène

Alice Poujol 7 juillet 2012

La 66e édition du Festival d’Avignon débute aujourd'hui – trois semaines consacrées aux arts de la scène, mais aussi à d’autres formes d’art à travers concerts, projections, expos. L'artiste sud-africain William Kentridge y signe une mise en scène, prétexte pour évoquer diverses collaborations récentes entre artistes visuels et metteurs en scène.

William Kentridge

La Négation du temps de William Kentridge © John Hodgkiss, 2012.

Refuse the Hour, présenté cette année à Avignon, est le résultat d’une conversation avec le physicien américain Peter Galison sur la question du temps. De cet échange est d’abord née une installation vidéo pour la treizième édition de la Documenta de Cassel, puis une chorégraphie pour le festival d’Avignon, en collaboration avec le danseur Dada Masilo, le compositeur Philip Miller et la vidéaste Catherine Meyburgh. Dans sa mise en scène, Kentridge invoque une multitude d’images et de machines hybrides pour parler du temps, des théories et des perceptions qui lui sont rattachés.

William Kentridge s’est fait connaître par ses films d’animation au fusain, mais les arts de la scène font partie de sa formation initiale. Il a suivi les cours de Jacques Lecoq à l’école internationale de théâtre de Paris. L’un de ses croquis pour Refuse The Hour orne l’affiche du festival, tandis que son triptyque vidéo Breath, Dissolve, Return est projeté dans la Chapelle du Miracle.

Anish Kapoor

Le décor d’Anish Kapoor pour Parsifal © De Nederlandse Opera.

Est-ce une planète ? Est-ce une boule de cristal ? Non, c’est le miroir dépoli aux proportions monumentales qu’Anish Kapoor a imaginé cette année comme décor pour l’opéra Parsifal, mis en scène par Pierre Audi au Nederlandse Opera d’Amsterdam. Le sculpteur ménage une cavité dans l’espace, qui symbolise la quête du héros wagnérien. La structure géante permet de créer une infinité de jeux de lumière, tandis que sa forme convexe modifie l’acoustique de la salle et répercute le son au gré des déplacements des interprètes.

Dominique Figarella

La mousse de Dominique Figarella pour Soapéra © Karim Zeriahen

Le ballet contemporain Soapéra se situe quelque part entre la soirée mousse et l’action painting. Les danseurs dirigés par la chorégraphe Mathilde Monnier évoluent à la manière de pinceaux vivants dans ce dispositif écumeux imaginé par le peintre Dominique Figarella. La pièce a été jouée en novembre dernier au centre Pompidou à l’occasion du Festival d’automne.

Anselm Kiefer

Le décor d’Anselm Kiefer pour Elektra © AP.

Quand Anselm Kiefer imagine les décors pour l’Elektra de Richard Strauss (en 2005), le résultat évoque à la fois un édifice antique et un empilement de préfabriqués usés. Une modernité décrépite qui fait la écho à la mise en scène imaginée par Klaus Michael Grüber pour le même opéra au théâtre San Carlo de Naples, en 2003, et réactivée en septembre dernier par Hellen Hammer pour le Teatro de Madrid.

Claude Lévêque

Le décor de Claude Lévêque pour Siddharta, courtesy Claude Lévêque.

C’était en 2010, le chorégraphe Angelin Preljocaj interprétait avec le ballet de l’Opéra de Paris Siddharta, le roman d’Herman Hesse. Claude Lévêque signait les décors de ce ballet étrange, faisant descendre sur la scène de l’Opéra Bastille ses structures géantes : une sphère noire qui se balance, une carcasse de camion ou encore cette maison victorienne recouverte de feuille d’or… Le plasticien insuffle ainsi au mythe de Bouddha une ambiance futuriste.

 

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